[Titan Comics 08th Doctor] A Matter Of Life And Death


Titan Comics ont les droits actuels de Doctor Who en comics, éditent des séries sur les docteurs de la nouvelle série télévisée mais se sont aussi lancés dans des mini-séries ponctuelles sur les autres docteurs. Aujourd'hui, discutons de notre Lord Byron préféré, le Huitième Docteur.

Le recueil contient les cinq numéros de la mini-série. Je vais d’abord faire un rapide résumé de chaque histoire (une par volume) ainsi qu’une petite critique.

1-Le Huitième Docteur retourne dans un de ses cottages sur Terre et découvre qu’une jeune artiste, Josephine Day a pris possession des lieux et fait des peintures de nombreuses créatures extraterrestres. Avant de pouvoir comprendre quoi que ce soit, les créatures sortent des tableaux et commencent à détruire le village.

Une bonne histoire pour commencer la mini-série. Josephine se révèle être un très bon personnage bien que mystérieux et la conclusion est plutôt intelligente. On a aussi le fil rouge de la mini-série avec une liste de lieux que Eight trouve et décide d’aller visiter.

2- Accompagné de sa nouvelle compagne Josephine, Eight se rend à la première adresse et se retrouve sur une planète de personnes-chats (CHAAAAAAAT !) attaqués par une entité cristalline alien convertissant tout être en cristal à son contact.

Une histoire classique de conflit dans lequel pourrait se retrouver le Docteur mais plutôt intelligente car pour une fois, la solution pacifique du Docteur est la bonne.

3- Eight et Josephine se retrouvent à l’ère victorienne pour voir un spectacle de magie où le prestidigitateur fait rentrer des gens dans des miroirs et les fait ressortir. La rumeur enfle quand les gens qui sont rentrés dans les miroirs ne ressortent pas les mêmes.

Une histoire avec un concept que j’aime beaucoup. La retranscription de l’époque passe par mal de choses qui font le charme de The Talons Of Weng-Chiang. Franchement, c’est juste trop court mais je parlerai de ce point dans la critique globale.

4- Invité à une fête dans les années 30, celle-ci prend une autre tournure quand toute la végétation prend le contrôle des invités. Accompagné de l’enfant de la famille, Eight et Joséphine doivent résoudre ce mystère qui semble avoir un lien avec les légendes sur la famille.

On pourrait croire que cela part dans la tournure d’une histoire à la Agatha Christie et paf, pas du tout. Je pense que c'est l’histoire qui m’a le moins plu avec des allers-retours, des mystères mal expliqués et une conclusion totalement insatisfaisante.

5- Dans une station de loisirs dans l’espace dans le futur, les plus riches viennent pour se détendre et recevoir une cure de jouvence en ayant un nouveau corps fabriqué pour eux. Ce paradis est gâché quand on découvre que les corps ont leur propre conscience et qu’ils ne veulent pas cette dernière soit effacée.

Une histoire intéressante où on découvre qui est Josephine, un concept certes classique et où le fil rouge est expliqué. Bon, la conclusion est bâclée pour cette histoire mais franchement, elle finit la mini-série à merveille.


Maintenant, venons à une critique globale. Tout d’abord, les personnages.

Eight est bien caractérisé : curieux, mystérieux, compatissant, croyant en la bonté de tous. On prend plaisir à le suivre. Il est dans son costume de Night Of The Doctor mais a son tournevis sonique des aventures de Big Finish.

Josephine est le meilleur ajout à l’univers étendu que je connaisse au niveau des comics et cela, en seulement cinq numéros. Artiste, intelligente, compatissante, cynique parfois, elle a un chara design à tomber (waifu style). Perso, je veux la voir plus !

Passons au dessin. Ces derniers sont assurés par Emma Vieceli qui a un style très manga avec une colorisation qui est à tomber. Ensuite, je préviens, si on aime le style japonais, on adore (comme moi) mais si vous aimez le style comics habituel (que je hais), vous allez détester. Vieceli a vraiment un trait qui rend l’histoire plaisante à lire. Elle a aussi intégré quelques gags classiques japonais dans les expressions faciales et postures (ainsi que quelques postures de « beau gosse » à Eight). Bon, la seule réserve que je lui ferai est que sur quelques cases, le dessin fait « derp » d’un coup comme si l’éditeur lui apprenait qu’on allait réduire son salaire sans raison et qu’elle le faisait payer au comics. Etrange mais pas si dérangeant.

Et enfin, pour finir, le scénario de George Mann. Comme je le disais, les histoires sont très bonnes mais seraient tellement meilleures si elles avaient eu plus de pages pour être développées. Les idées sont là mais je ressens de la tristesse de les voir à peine s’épanouir pour retomber direct.

En bref, donnez à Eight (et Josephine) leur ligne de comics comme à Nine avec ce duo et laissez nous profiter de ce que l’on voit.

En conclusion, rien d’exceptionnel dans cette mini-série sinon un travail sur Doctor Who plus que satisfaisant. Les comics n’ont jamais révolutionné Doctor Who  mais ici, on a le haut du panier. Pas obligatoire à posséder comme tous les comics mais à lire si vous aimez Eight ou ce style de dessin.