Is no one interested in history? : Douglas Adams et Doctor Who

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• La Vie : Qui diable est Douglas Adams ?


1917444_105668452779395_7565598_nDouglas Noël Adams naquit le 11 mars 1952 à Cambridge. Sa carrière d’écrivain/scénariste débute avec son entrée à l’Université de Cambridge et son intégration dans le célèbre club estudiantin de comédie les Footlights. Il joua, écrivit et mis en scène pour la troupe avant de participer en 1974 à la quatrième saison du Monty Python’s Flying Circus. Mais Adams reste mondialement connu pour sa série de science-fiction comique The Hitchhiker’s Guide to the Galaxy/Le Guide du Voyageur Galactique ou H2G2. Elle raconte les déboires à travers l’Espace et le Temps d’un anglais moyen nommé Arthur Dent qui fut sauvé (en robe de chambre) de la destruction de la Terre par les Vogons, extraterrestres dont le travail était de faire place nette pour la construction d’une voie express hyperspatiale, par son ami se faisant appeler Ford Prefect. Celui-ci se révèle rapidement être un rédacteur dudit Guide et être originaire d’une petite planète aux confins de Bételgeuse.

Adams développa The Hitchhiker’s Guide sur plusieurs médias : À l’origine une série radiophonique, dont les deux saisons de six épisodes furent diffusées sur BBC Radio 4 en 1978 et 1980, l’histoire fut adaptée en romans (avec cinq tomes intitulés The Hitchhker’s Guide to the Galaxy/Le Guide du Voyageur Galactique, The Restaurant at the End of the Universe/Le Dernier Restaurant Avant la Fin du Monde, Life, the Universe and Everything/La Vie, L’Univers et le Reste, So Long, and Thanks for All the Fish/Salut et Merci pour le Poisson et Mostly Armless/Globalement Inoffensive respectivement publiés en 1979, 1980, 1982, 1984 et 1992), mais aussi en série télévisée, soit une unique saison de six épisodes diffusée en 1981 sur BBC2, en jeu vidéo textuel en 1984 développé chez Infocom et en scénario pour un film posthume, sorti en 2005, soit quatre ans après la mort d’Adams le 11 mai 2001.

• L’Univers : Douglas Adams scénariste et script editor


L’intérêt d’Adams pour Doctor Who date du tout début de la série et de l’époque de William Hartnell, en 1963. Pour la fête de Noël des internes de l’école de Brentwood en 1964, et alors qu’il n’avait que douze ans, il écrivit un sketch parodique intitulé Doctor Which,

« dans lequel les Daleks fonctionnaient aux Rice Krispies, ou quelque chose comme ça !, expliqua Douglas. Très embarrassant ! »

En 1974, il envoya un premier scénario pour Doctor Who à la BBC dans lequel il décrivait l’Arche B. L’Arche B est un vaisseau transportant le tiers de la population jugée inutile, soit coiffeurs, représentants en assurances, consultant en management et autres désinfecteurs de téléphone, maintenu en animation suspendue. Ce scénario fut refusé pour la simple et bonne raison que, la même année, le superviseur des scénarios Bob Holmes avait déjà promu son propre script, intitulé The Ark in Space, sur une arche spatiale abritant les derniers survivants de la race humaine maintenue en animation suspendue. Qu’à cela ne tienne, Adams réutilisa l’idée en 1975 pour un projet télévisuel vite abandonné avec le Beatle Ringo Starr et le Monty Python Graham Chapman, puis plusieurs fois pour H2G2 (soit dans le dernier épisode de la première saison de la série radiophonique, dans le second roman et dans le dernier épisode de la série télévisée).

En 1976, Douglas Adams proposa un second script, intitulé Doctor Who and the Krikkitmen, où le Docteur et Sarah Jane Smith combattent une race de robot joueurs de cricket, originaires de la planète Krikkett, en tentant de récupérer avant eux les cinq composants éparpillés du Grand Guichet. L’histoire fut violemment rejetée, jugée

« trop débile. On me l’a renvoyé assez sèchement,rapporta Adams, accompagné d’une note qui disait : « Nous voudrions un exemple de talent plus probant que celui-ci. » »

Là encore, le script fut remanié pour devenir Life, the Universe and Everything : la scène d’ouverture, où le TARDIS devait débarquer au Lord’s Cricket Ground de Londres pour voir les Robots de Krikket s’emparer du premier élément du Grand Guichet, est fidèlement reprise dans le tome 4, mis à part que c’est Arthur et Ford qui se matérialisent chevauchant un canapé qui leur permis, grâce à une instabilité dans le tissu de l’espace-temps, de quitter la Terre préhistorique.

En juillet 1977, Douglas avait terminé le script du pilote de la série radiophonique du Guide. En plus de l’envoyer à BBC Radio, il le fit parvenir, comme « exemple de talent plus probant » donc, à Bob Holmes

« qui a jugé ça intéressant et m’a invité à venir le voir […] Il était sur le point de passer la main à Tony Read. Je les ai donc rencontrés les deux, ainsi que Graham Williams, le producteur, et on a discuté de mes quelques idées. Ils ont trouvé prometteuse celle de The Pirate Planet, que j’ai donc un peu travaillé. Ensuite, ils ont continué de la trouver prometteuse, tout en estimant que quelque chose clochait. Alors, j’ai encore retravaillé tout ça, je le leur est soumis à nouveau et… ils ont trouvé ça prometteur, tout en estimant que quelque chose clochait. »

Ce qui gênait le producteur et les superviseurs des scénarios était la longueur du scénario. Pour tenir en quatre parties, soit deux heures, de grandes coupes ont dû être opérées dans un script fourmillant d’idées :

« J’ai toujours regretté que l’histoire ne puisse pas être en six parties. Au bout du compte, j’avais écrit des scénarios tellement denses qu’on aurait facilement pu tenir trois heures au lieu de deux. J’avais l’impression que beaucoup de choses avaient été subitement tronquées à la dernière minute et bien que ce soit sans doute l’intrigue la plus travaillée que j’aie jamais produite, ça ne se voit malheureusement pas à l’écran. »

De plus, le script a un peu plus perdu en limpidité en concédant de l’espace à l’arc narratif de la saison 16 autour de La Clé du Temps.

L’autre problème de ce scénario fut son humour :

« The Pirate Planet n’aurait pas dû être aussi ouvertement drôle ni ressembler à une suite de blagues. La version que j’avais écrite contenait beaucoup d’humour, mais le problème, quand on choisit cette approche, c’est que la réalisation insiste beaucoup trop dessus. J’ai l’impression qu’ils ont un peu trop pensé : « Tiens, il y a de l’humour dans ce scénario. C’est l’occasion de sortir toutes les voix idiotes et les démarches débiles », ce qui, à mes yeux, ne rend pas justice à l’épisode. »

Bbcdvd-thepirate_planetTout en rédigeant la première saison de la série radiophonique du Guide, Douglas écrivit donc les quatre parties de The Pirate Planet qui furent acceptées en février 1978, malgré la tonne d’effets spéciaux et les décors complexes qu’elles nécessitaient. Le tournage eut lieu en mai et en juin, puis l’épisode fut diffusé du 30 septembre au 21 octobre.

En dépit des réserves de Douglas Adams sur le résultat filmé, The Pirate Planet reçut un accueil favorable. Avec le départ d’Anthony Read, Graham Williams proposa alors le poste de superviseur des scénarios à Adams, convaincu qu’il apporterait un regard nouveau sur Doctor Who. Suite au succès du Guide, ce dernier venait d’être promu en mars producteur chez BBC Radio. Il démissionna donc en octobre 1978 et déménagea chez BBC Television pour prendre immédiatement la suite de Read. Sa première tâche fut la réécriture, sans être crédité au générique, de la scène finale du dernier épisode de la saison 16, The Armageddon Factor, concluant l’intrigue liée à la Clé du Temps. Comme script editor, il s’ingénia d’abord de recruter des auteurs de science-fiction établis comme John Brunner et Christopher Priest, et divers autres écrivains tels le dramaturge Tom Stoppard, le satiriste Alistair Beaton et son ami et collaborateur John Lloyd. De nombreuses histoires furent ainsi commandées à différents auteurs, la BBC ayant accordé un plus gros budget. Cinq scénarios furent acceptés : Destiny of the Daleks de Terry Nation, Nightmare of Eden de Bob Baker, The Horns of Nimon d’Anthony Read, et The Gamble With Time ainsi que The Creature from the Pit de David Fischer. Douglas comptait écrire le final de la saison en six parties.

En attendant, il dut également s’occuper d’autres réécritures. Il y eut d’abord A Gamble with Time de David Fischer. Graham Williams estimait que le budget était trop serré pour filmer l’histoire de Fischer, inspirée d’un roman d’aventures des années 1920 de Bulldog Drummond. De plus, l’un des personnages usant de technologie alien pour tricher à la roulette dans les casinos de Monte-Carlo, Williams n’était pas certain des engagements moraux que cela entraînait. Cependant, Fischer n’était plus disposé à retravailler son script.

« Il s’est avéré qu’il avait eu de terribles problèmes familiaux, et il passait vraiment un sale moment. Il avait fait de son mieux, mais le scénario ne pouvait pas fonctionner, ce qui nous mettait dans une situation très délicate, rappela Douglas Adams. On était vendredi et le producteur est venu me voir en disant : « Un réalisateur arrive lundi, il nous faut un nouvel épisode en quatre parties pour lundi ! » Alors il m’a emmené chez lui, m’a enfermé dans son bureau, m’a arrosé de whisky et de café noir pendant quelques jours, et voilà le scénario. »

Avec Williams, il écrivit donc, du 16 au 19 mars 1979, ce nouveau script intitulé The Curse of the Sepiroth, puis City of Death. Il est crédité David Agnew, le nom de plume fréquemment utilisé dans la BBC, puisque Fischer ne souhaitait pas y apposer son nom, jugeant que le script différait vraiment de ce qu’il avait écrit.

« Évidemment, je suppose, vous n’avez qu’à écouter les dialogues pour voir que c’est majoritairement du Douglas Adams »

confirme le réalisateur Michael Hayes.

518Z7X1C2ML City of Death est diffusé du 29 septembre au 20 octobre 1979 et connut, grâce à une grève chez la chaîne concurrente ITV, un taux d’audience sans précédent pour Doctor Who, la quatrième partie atteignant même plus de 16 millions de spectateurs. Mais City of Death est véritablement plus abouti que The Pirate Planet, dans le sens où l’humour n’y est pas forcé et sert complètement l’histoire. Seule fioriture : l’apparition de l’ami et héros de Douglas Adams, le Monty Python John Cleese, et d’Eleanor Bron jouant des amateurs d’art prenant le TARDIS pour une œuvre d’art conceptuelle dont ils font les louanges pour son non-fonctionnalisme.

Ensuite, Adams dut s’atteler à une réécriture pour laquelle il ne fut pas crédité :

« Quand je travaillais comme scénariste, je supposais que le travail du scénariste était d’écrire et celui du réalisateur, de réaliser. Mais j’ai découvert en devenant superviseur des scénarios que la plupart des scénaristes pensaient que c’était l’inverse ! Il y en a un en particulier, dont je tairais le nom, qui nous avait donné un scénario essentiellement composé de notes avec quelques explosions, si bien qu’il a fallu presque tout réécrire nous-mêmes. »

Il précisa plus tard :

« Quand on écrivait une histoire de Daleks, elle devait être écrite par Terry Nation – un type très malin, vraiment charmant. Il devait être payé pour le scénario, mais celui qu’il a fourni ne contenait que quelques explosions et quelques personnes en train de courir le long d’un couloir. Il a donc fallu transformer tout ça en histoire. »

Même s’il exagérait sûrement le laconisme du script de Destiny of the Daleks, il l’a assurément retravaillé.

Une scène précise rend évidente son implication, au grand dam de Nation : dans la première partie, le Docteur est bloqué sous un éboulement. Alors que Romana est retournée au TARDIS chercher K9, il sort de sa poche et se met à lire pour passer le temps Origins of the Universe de Oolon Colluphid dont il critique les conclusions. Car Oolon Colluphid est un personnage du Guide, cité, dès la première saison radiophonique jusqu’au film, comme l’auteur des bestsellers philosophiques Là où Dieu s’est trompé, Les nouvelles grandes erreurs de Dieu, Mais enfin qui est Dieu ? et Eh bien, voilà qui règle enfin la question de Dieu. Ce télescopage entre les deux univers peut s’expliquer par le fait qu’Adams travaillait sur la rédaction de la deuxième saison radiophonique, du premier roman et du pilote de la série télévisée du Guide tout en étant script editor pour Doctor Who.

Puis vint le final de la saison. On refusa encore une fois à Douglas le droit de produire son histoire des Robots de Krikket, malgré le soutien de Tom Baker : Williams trouvait le script trop parodique.

« Je me préparais à écrire l’épisode en six parties qui bouclait la saison. J’avais une histoire en tête et le producteur m’a dit : « Non, c’est extravaguant. Je ne veux pas de cette histoire-là. Trouvez-moi autre chose. » J’aimais tellement mon intrigue que j’ai continué à le harceler, en me disant qu’il finirait par manquer de temps et accepter l’histoire parce qu’elle serait prête. Eh bien, il a continué malgré tout à la refuser. Au bout du compte, trois jours avant l’arrivée prévue de son producteur, j’ai dû m’asseoir pour écrire autre chose. Alors j’ai écrit Shada à la dernière minute, poussé par la panique. Je ne l’aimais pas trop. Je la trouvais assez médiocre – dans le meilleur des cas, un mauvais épisode en quatre parties étiré sur six. »

D’abord intitulé Sunburst, Shada ne fut jamais terminé parce que le tournage en studio de novembre 1979 fut victime d’une grève des techniciens de BBC. Une fois le mouvement social terminé, Doctor Who ne faisait pas partie des priorités : Shada, qui devait être diffusé à partir de 19 janvier 1980, fut abandonné en décembre. Selon Adams,

« Shada n’était pas terrible. Il n’a acquis cette notoriété que parce qu’il ne s’est jamais fait. C’est ce qui le rend beaucoup plus vivant dans l’imagination des gens. »

Dirk_Gently_UK_front_coverAprès son départ, le nouveau producteur John-Nathan Turner lui demanda un nouveau script pour remonter Shada en quatre parties. Mais il refusa, car il avait d’autres projets pour l’histoire : il en reprit des éléments en 1987 pour Dirk Gently’s Holistic Detective Agency/Un Cheval dans la Salle de Bain. Dans ce premier roman de la série Dirk Gently, le détective aux méthodes de détections aléatoires basées sur sa conviction de la connexion de tous évènements, il réutilisa le personnage du Professeur Chronotis, un vieux Seigneur du Temps dont le TARDIS est son bureau au college de Saint-Cedd’s à Cambridge, de Shada, et l’alien souhaitant remonter le temps jusqu’à la Terre primitive pour s’empêcher de faire exploser son vaisseau, explosion qui donna le coup de pouce nécessaire aux cellules de la Soupe primordiale pour se multiplier et créer la Vie, de City of Death. Mis à part pour quelques scènes injectées dans The Five Doctors en 1983, Douglas Adams était très peu enclin à ce qu’on exhume Shada.La sortie en vidéo de l’épisode en 1992, avec des séquences de transition de Tom Baker expliquant l’intrigue, le pris donc complètement au dépourvu :

« C’était une de ces choses qui avaient passé les mailles du filet sans que je comprenne bien comment. On m’envoie beaucoup de choses à signer et je pars du principe que tout a été lu et approuvé. Donc je n’ai pas besoin d’étudier tout ça de près, je me contente de signer. Et la personne responsable de l’envoi avait oublié que je voulais qu’on abandonne Shada. »

Adams finit par donner sa démission août 1980 pour se concentrer sur les différents projets liés au Guide :

« Doctor Who, à cette époque, me faisait vraiment perdre la boule. J’ai dû bosser beaucoup plus que je m’y attendais sur les scénarios, et mon travail pour la radio en souffrait, ce qui me mettait une grande pression. »

Mais il apprécia tout de même l’expérience :

« À l’école, j’étais fan de Doctor Who. Ça a été amusant de faire ça pendant un an, mais ça m’a bien suffi. »

• Le Reste : L’héritage de Douglas Adams


Douglas Adams, en tant qu’auteur de The Hitchhiker’s Guide to the Galaxy, est l’un des scénaristes les plus fameux à avoir travaillé sur Doctor Who. Les épisodes qu’il a écrits sont très estimés, tout particulièrement City of Death qui est considéré comme l’un des meilleurs de toute la série, invariablement plébiscité dans les multiples classements.

« Douglas Adams a apporté quelque chose de complètement inutile à Doctor Who, remarque le scénariste et script editor Steven Moffat. Il a apporté la révélation de ce à quoi ressemble Doctor Who écrit par un génie. Et il n’y a pas beaucoup de génie. C’est pour ça qu’il a beaucoup à apprendre de la manière dont il l’a abordé. »

« Généralement, il est véritablement question dans Doctor Who, selon moi, de remettre les choses en ordre, de ranger les jouets dans le coffre à la fin de la quatrième partie et d’être sûr que tout est redevenu normal sur la planète Terre. Mais ce n’est pas le cas chez Douglas Adams, clarifie le scénariste Robert Shearman. Douglas Adams nous montre résolument et systématiquement que ce que nous considérons comme acquis à un sens plus profond dans la vie dont nous étions bien loin de nous douter. »

Cet engouement purement créatif ne faisait d’ailleurs pas d’Adams un très bon superviseur des scénarios. Sa véritable force était son imagination fertile.

On peut retrouver aujourd’hui dans la Nouvelle Série la même veine comique qui caractérise ses scripts, évoluant

« sur une ligne étroite entre la drôlerie pure et simple et l’intensité dramatique, définit Douglas. J’ai toujours pensé que c’était la zone la plus intéressante dans laquelle travailler, car l’humour est de toute évidence une composante essentielle de Doctor Who, mais il doit renforcer le côté dramatique au lieu de l’atténuer. »

De nombreuses références à Adams et à son œuvre furent faites dans Doctor Who. Ainsi, dans Ghostlight en 1989, le Septième Docteur pose la question rhétorique « Qui a dit que les Terriens invitaient leurs ancêtres à dîner ? ». C’est une référence à la réplique « les Humains ne sont pas fiers de leurs ancêtres et les invitent rarement à dîner », que l’on peut entendre dans la série radiophonique et la série télévisée du Guide. Dans l’épisode audio The Wormery, produit par Big Finish en 2003, le sixième Docteur cite « son vieil ami Douglas » qui répondit à la question « What’s wrong about getting drunk? » par « You ask a glass of water ». Cette blague, jouant sur les différents sens de « get drunk », soit « s’enivrer » et « être bu », figure dans les séries radiophoniques et télévisées et le premier roman H2G2. En 2006, dans The Christmas Invasion, le Dixième Docteur trouve que son accoutrement soit un pyjama et une robe de chambre, « fait très Arthur Dent ». Adams devint aussi très ami avec Tom Baker et Lalla Ward. En 1990, Baker, dans le rôle d’un « agent logiciel », participa à Hyperland, le documentaire d’Adams sur le futur de la technologie de communication et de l’interactivité. En 1992, Douglas présenta à Lalla Ward son futur mari, son ami le biologiste athée Richard Dawkins.

Cependant, Douglas n’a jamais vraiment rompu avec Doctor Who dans la mesure où on ne cesse de ressusciter Shada (sous forme d’audio drama en 2003 avec le Huitième Docteur Paul McGann, d’un roman écrit par Gareth Roberts en 2012 et d’une sortie DVD). Il se retrouva aussi impliqué dans un projet de film avorté avec la Paramount en 1980, puis dans une négociation, à nouveau pour une adaptation cinéma, qui survint quelques semaines avant sa mort, et dont on ne connaît pas la teneur.

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