13 Oct 2015

Posted by in Critiques, TV

[Spoilers] Critique de Under the Lake

critique-saison9-episode3Troisième semaine de Doctor Who et le public est toujours absent. Nous sommes toujours à la recherche de l’audience promise mais l’horizon ne semble rempli que de ballons ovales et nous ne cessons de prendre du retard sur l’horaire classique.… Bon, trêve de tristesse et passons directement à ce qui nous intéresse, que penser de Under The Lake ! Ainsi m’essayé-je à l’ébauche d’un petit résumé ludique et synoptique, épique et synchronique, lyrique et sympathique… /SBAFFFFFFF/ Oui, je commence la critique, d’accord. Lançons-nous dans les points d’analyse :

L’intrigue :

  • doctor-who-under-lake-650[1]Si tant est que vous ayez déjà vu un épisode du Deuxième Docteur, l’aventure doit vous sembler fort classique : « Alors on a le Docteur et ses compagnons et puis, ils arrivent dans une base assiégée par des vilains-méchants-pas-beaux, et puis, on attend six épisodes, et puis, le Docteur sauve tout le monde! Et puis, c’est cool ».
  • Alors déjà, non, ce n’était pas comme cela à l’époque et cela n’est toujours pas maintenant. De la base assiégée, la menace reste fort vague (des fantômes se baladant) et l’équipage à sauver reste fort réduit. Nous avons des mystères de partout, la menace est contenue rapidement et dans tous les cas, le Docteur décide à la fin de l’épisode d’aller enquêter directement à la source du problème, se moquant directement du fait de devoir rester pour investiguer sur des éléments trop diffus : il a une machine à voyager dans le temps, il l’utilise ! Cela change agréablement même si une équipe reste sur place.
  • J’attends le deuxième épisode avec impatience pour savoir ce qu’il va se passer, car toute cette toile de fond semble avoir été dressée avec une main de maître par Toby Whithouse. Toutefois, on peut lui reprocher plus d’une maladresse : à part poser ces éléments, l’épisode est un grand vide, il ne se passe rien. Je l’avais déjà reproché aux deux premiers épisodes, la saison 9 reste fidèle sur ce point. L’ennui n’est pas là mais le rythme est lent et les révélations arrivent rarement tandis que les ennemis ne sont pas très menaçants…
  • Enfin, le cliffhanger, je déteste ce type de cliffhanger, le Docteur ne peut pas mourir, on se doute bien qu’il y aura toujours une pirouette scénaristique pour l’expliquer. Un bon cliffhanger, c’est le plan de l’ennemi de la semaine qui fonctionne, c’est un twist, c’est le Docteur en péril mais pas mort !

Les personnages :

  • Meet_the_cast_of_Doctor_Who_Under_The_Lake[1]Le Docteur a l’air d’avoir régressé d’une saison, reprenant son côté asocial qu’il avait durant la saison 8. J’apprécie ce côté, je l’adore même, mais quand cela va à l’encontre d’un personnage qui a évolué comme dans The Magician’s Apprentice, cela reste étrange (à moins qu’il joue là-dessus, le Docteur étant joueur, cela ne m’étonnerait pas). Sinon, le personnage reste lui-même, drogué aux mystères et à l’adrénaline avec son côté irrévérencieux et au flot de paroles sans pareil. Il reste d’aileurs le moteur de l’humour par son comportement ou ses remarques.
  • Clara est assez paradoxale dans l’épisode, elle semble elle aussi avoir fait marche arrière : plus de haine pour le Docteur, plus de peine pour Danny et le gamin qu’elle a récupéré, on ne sait pas où il est mais on s’en fiche. C’est une Clara début saison 8 que l’on retrouve, voulant son aventure du jour et jouant l’intermédiaire sociale entre les humains et le Docteur. Elle reste toutefois assez effacée et joue le rôle de la compagne classique.
  • L’équipe : Alors déjà, la caricature du capitaliste qui meurt rapidement, cela fait beaucoup de bien… Et voilà la chose qui m’a fait aimer l’épisode : des personnages secondaires développés ! Deux saisons que j’attends cela : soit on n’en avait pas dans les épisodes, soit c’était des caricatures. Ici, on retrouve des gens avec une vraie personnalité (ou presque). Mention spéciale à la sourde-muette capitaine de l’équipe, on avance une image positive des handicapés, cela fait du bien.

Les références :

12144216_1497029737260359_1284415226_n[1]Si vous avez de la culture geek, vous avez sans doute remarqué que des références ont été dispatchées sur tout l’épisode. Discrètes, elles sont plus que sympathiques bien que n’apportant rien à l’intrigue ;

  • Le départ de Sarah-Jane lors duquel cette dernière se retrouve déposée à Aberdeen par le Quatrième Docteur alors qu’elle n’habite pas là-bas. Les cartes étaient un gag excellent d’ailleurs et on retrouve les Daleks, Cybermen et autres via ces dernières. Et pour les fantômes, on entend parler de la nécrosphère, de la chair ou des Autons. Continuity is magic !
  • Star Trek : le journal du capitaine pose tout de suite les bases de l’espace-temps de l’épisode. Simple, efficace, trop facile ?
  • Bioshock : une station sous-marine à moitié abandonnée, cela ne vous rappelle rien, vous en êtes sûrs ?
  • Les films d’horreur : on retrouve des clichés de films de fantômes avec ces derniers se baladant dans des couloirs se ressemblant tous (ah non, on me dit dans l’oreillette que c’est un cliché de Doctor Who ça en fait), ainsi que les tortures porn avec les morts violentes et sales mais sans le sang (you know, for kids !) mais la minorité meurt encore en premier. Belle mentalité.
  • La science : cage de Faraday ? La lumière ne pouvant passer une trop grande profondeur d’eau ? Mais oui, c’est vrai, pas de techno babble pour une fois. Mais bon, ça va venir, les fantômes ne vont pas pouvoir être des simples morts : rappelez-vous les Cybermen d’une autre dimension ou les fantômes gazeux !

La musique :

Murray Gold continue son style pompeux que je n’apprécie pas mais s’accompagne d’une ennemie très chère : la contrebasse. Puisque l’on fait une histoire d’horreur, il faut mettre de la contrebasse partout. Oui mais non, cela rend juste le tout assez ridicule alors qu’un silence percé de bruits de fonds retranscrit tellement mieux une ambiance angoissante.

Pour conclure, j’ai plus apprécié l’épisode comme un prologue pour la prochaine partie plutôt qu’en tant qu’épisode en lui-même. Certaines scènes étaient affligeantes de clichés, comme celle où le Docteur commence une phrase pour la finir plus tard à un autre endroit. C’est spectaculaire mais tellement peu réaliste. Je n’ai au final que très peu de choses à dire sur cet épisode, un bon filler en somme.

Sur l’échelle d’Adric, 3 sur 5 semble bien convenir.

A la semaine prochaine avec plus d’enthousiasme, j’espère.

3sur5-1024x165[1]Note : 3/5

 

*La note finale de l’épisode est purement subjective et ne doit donc pas être prise comme une affirmation, mais plus comme une appréciation générale par l’auteur de la critique.

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