27 Avr 2017

Posted by in Critiques, TV

[Spoilers] Critique de The Pilot

Le ciel est beau, l’air est frais, le soleil brille et c’est le retour de la série. Et normalement, cette semaine, deux critiques de « The Pilot » vous attendent. Une aujourd’hui par votre serviteur et un autre dans la semaine par Michel. Alors, que vaut la saison 10 ? Allons voir cela…

Un titre évocateur

 Commençons par un point évident, le titre « The Pilot » se ramène à la créature de la semaine qui cherche un pilote pour son vaisseau. Mais en même temps, nous avons la référence aux épisodes pilotes de séries, ces épisodes tournés avant qu’une série ne soit produite, afin de voir si cela peut marcher sur le petit écran. Ils doivent présenter l’univers de la série, ses enjeux et ses personnages. De fait, cet épisode joue bien ce rôle pour la saison 10.

La saison 1 avait son épisode pilote avec le premier qui remettait tout en ordre pour ceux qui n’avait pas vu la série de 1963 et la saison 5 avait le même avec « The Eleventh Hour »/ »Le Prisonnier zéro » qui faisait cela tout en introduisant le Onzième Docteur. On n’en avait pas eu avec « Deep Breath »/ »En Apnée » durant la saison 8, ce qui aurait pu être utile car introduire le Douzième Docteur sans contexte, dans un épisode assez confus, était un exercice délicat. Ici, vu les audiences faibles de la saison 9 et la réputation de Doctor Who comme une série difficile à suivre au Royaume-Uni, remettre tout à plat était pour le mieux. Et effectivement, avec l’arrivée d’une nouvelle compagne, on nous explique tout ce qui fait le sel de la série. Ce n’est pas un mal, la série se rouvre et n’est-ce pas les épisodes les plus simples qui sont parfois les meilleurs ?

De nouvelles têtes ou non

Mais nous, fans inconditionnels de la série, nous connaissions déjà tout ce background. Qu’apporte donc ce nouvel épisode ? Eh bien, Bill Potts, notre nouvelle compagne. Si je peux reprocher à la série de ne pas chercher à innover (nous avons eu des chiens robots, des Dames du Temps, des androïdes métamorphes, etc., et là, on a de nouveau une compagne. Yay, originalité…), la nouvelle compagne est au petits oignons. Curieuse et vive, Bill sait ce qu’il se passe. Ne venant pas de la classe moyenne pour une fois mais qui cherche à s’élever, son interaction avec le Docteur est bonne. Les questions qu’elle pose parfois sont un peu farfelues mais, au moins, elle a le mérite de les poser.

De l’autre côté, il y a Nardole. Introduit il y a deux épisodes (et il y a deux ans, sisi !), je pensais que Nardole allait jouer le compagnon masculin du Docteur. Mais ici, c’est plus un assistant qu’autre chose pour le Docteur. C’est un peu dommage de ne le voir que si peu, et surtout de ne pas le développer : d’où vient-il, comment a-t-il été ramené à la vie, etc. Enfin, peut-être que Bill les posera… Et Nardole est là pour faire le comique. Si c’est juste lié au fait que son personnage soit chauve et gros, merci le cliché, seuls quelques dessins animés de mauvaise facture font ce genre de choses. Ce serait un peu triste…

Enfin, nous avons le Docteur. Peter Capaldi a vieilli. Mais son jeu est toujours magistral et cela donne du cachet et de la crédibilité au fait que son personnage ait passé 50 ans dans l’Université. On sent que le Docteur s’est adouci, qu’il va moins à fond dans les choses. On ne sait pas ce qui s’est passé mais il y a eu quelque chose depuis la saison dernière. On en saura peut-être plus plus tard.

Evil or not evil ?

Enfin, l’histoire. Comme je le disais, elle est simple et efficace. Simple dans son principe (une femme possédée à la poursuite de quelqu’un, sans que l’on ait une explication précise de ce qu’était le possédant) mais efficace (cela permet de montrer qui est Bill, de voir d’autres planètes, d’autres époques, bref, de situer la situation pour la saison qui vient).

On sent que malgré le fait que cela soit un renouveau pour Doctor Who, les références sont nombreuses… mais sont-elles vraiment utiles ? Les tournevis soniques, le corbeau et les photos de River Song et de la petite fille du Docteur Susan Foreman étaient des bons clins d’œil. Par contre, le fait que le Docteur soit dans la même situation que le Professeur Chronotis de l’épisode « Shada » (ère du Quatrième Docteur, mais non diffusé car jamais fini), c’est-à-dire un Seigneur du Temps excentrique se cachant dans une université, est-ce une référence, plagiat ou autre… ? Je n’ai pas compris.

Et surtout, les Movellans. Punaise, les Movellans. Ils n’avaient rien à faire là. Déjà, ce sont des ennemis des Daleks qui apparaissent deux fois dans la série classique (et encore, une des deux n’est qu’à l’oral) : en guerre avec les Daleks, ils ont normalement l’avantage après avoir inventé un virus tuant ces derniers. Et ensuite, ils redisparaissent et ne sont plus être évoqués. Comment la guerre a-t-elle fini, comment les Daleks ont-ils survécu ? Si, au moins, cela avait été fait pour expliquer cela, mais non, on les voit juste se faire tuer par des Daleks (je rappelle que les Movellans avaient l’avantage) – et en plus, des Daleks avec le design de la nouvelle série, très différents des précédents…  ! Vous avez ressorti tous les modèles de Daleks existants la saison dernière et là, non. Pour un moment qui sert à rien. Si, à contextualiser le petit bout de vidéo qui avait été montré en 2016 pour présenter le Docteur et Bill mais sans remettre le morceau dans l’épisode… On ne sent pas du tout la coupure d’ailleurs. Bref, on voulait des Daleks, il y en a eu, ça ne faisait aucun sens et je vais m’arrêter là.

Sinon, on commence à apercevoir sans doute l’arc narratif de la saison, avec la porte que garde le Docteur. Plutôt discret, mais annonciateur. Steven Moffat a appris de ses erreurs avec ses fils rouges trop complexes des saisons précédentes. Espérons que cela mène à quelque chose de logique par contre.

En conclusion, un bon épisode pour reprendre la série, même si vous ne l’avez jamais vue ou que cela fait longtemps que vous avez arrêté de la regarder. Une compagne sympathique et assez originale. Un scénario sans méchant au final, je tiens à le signaler, c’est assez rare (voire unique). Simple et efficace, on se relance Doctor Who à toute berzingue et ça fait plaisir !

Note : 3.5/5

J’espère que l’épisode vous a plu. Bientôt, une autre critique de l’épisode et par la suite, les critiques des autres épisodes. Profitez bien de la saison tant qu’il y a des nouveaux épisodes !

*La note finale de l’épisode est purement subjective et ne doit donc pas être prise comme une affirmation mais plus comme une appréciation générale par l’auteur de la critique.

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