23 Sep 2015

Posted by in Critiques, TV

[Spoilers] Critique de The Magician’s Apprentice

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 Après un an d’attente, la saison 9 de Doctor Who est enfin revenue sur l’étrange lucarne. Aussi, pour cette nouvelle saison, je vais essayer de vous faire une critique des épisodes chaque semaine. Et donc pour bien commencer, penchons-nous sur The Magician’s Apprentice !

N’allons pas par 4 chemins, j’ai aimé l’épisode. Cela faisait longtemps que je n’avais pas été aussi étonné par Doctor Who. L’épisode n’est pour autant pas exempt de défauts… Mais d’abord, les points forts de l’épisode :

Une continuité aux petits oignons

gallery_355_420745[1]Notre showrunner préféré reprend ici pour trame de l’histoire une question que se posait le Quatrième Docteur dans Genesis of the Daleks/La genèse des Daleks, saison 12 de la série classique : « Devons-nous sauver un enfant si l’on sait qu’il deviendra un monstre par la suite ? » Ici, la question se pose avec Davros, créateur des Daleks, réintroduit dans cet épisode.

En plus du rappel de cet épisode culte, nous avons aussi des références à toutes les rencontres du Docteur avec Davros, et leur relation. Et que dire du retour de Skaro à l’allure définitivement 60’s, du retour de tous les types de Daleks de la série, du retour de la proclamation de l’ombre (10ème Docteur), des sœurs de Karn (4ème et 8ème Docteurs), de UNIT (2ème et 3ème Docteurs) et du Maldovarium (11ème Docteur) ?

On pourrait supposer que Steven Moffat est tombé dans le fan-service facile. Pourtant, cela tient du bel hommage, bien placé et intelligent (réussir à caser le célèbre problème de la triple destruction de l’Atlantide, chapeau bas!). Mais tout le monde ne sera peut-être pas de mon avis.

Du panache

television-guides-ns-s9-ep01-apercu-02Si beaucoup avaient reproché à la saison 8 d’être un peu trop calme, nous retrouvons ici du Doctor Who avec un certain prestige : les mains-mines (ou mimines d’après une de nos spécialistes) qui sont impressionnantes  tant sur le point de l’idée que du design, la mobilisation militaire contre Missy, Colony Sarff et son allure de serpent monstrueuse, la faiblesse de Davros par rapport à ses créatures, à leur meilleur niveau par la destruction du TARDIS et l’extermination de Missy et de Clara et surtout, l’arrivée magistrale du Docteur, tank et guitare électrique inclus. Tout cela participe à une ambiance assez explosive qui a relancé Doctor Who à mes yeux.

Les personnages

  • television-guides-ns-s9-ep01-apercu-20Le Docteur, qui a bien changé dans le laps de temps écoulé entre les deux saisons : plus théatral, plus fin, plus humain en somme. (Quoique le Capaldi froid et sombre était génial lui aussi.) Il me rappelle par plusieurs côtés d’anciens Docteurs : la musique de Two, l’excentricité de Four et plusieurs autres. A voir sur la saison mais good job, Moffat !
  • Clara : on est dans la compagnonne chevronnée : détectant d’elle-même les phénomènes étranges, au courant des procédures de UNIT, connaissant les réactions du Docteur. Une nouvelle femme d’action, en somme.
  • Missy : Toujours magistrale, toujours imprévisible, toujours drôle, son amitié pour le Docteur est impressionnante et rappelle la relation de Pertwee avec Roger Delgado. Elle est le dernier lien du Docteur avec son monde d’origine et rappelle définitivement le Docteur dans un miroir déformant. Et le jeu d’actrice de Michelle Gomez… Une merveille.
  • Davros : 5 saisons que l’on ne l’avait pas vu. Mourant, il n’est plus que l’ombre de lui-même, sa relation avec les Daleks semble être compliquée. Avec sa tête ne semblant tenir que par son coup et sa main tremblante, Davros fait au final plutôt pitié et le final de l’épisode semble confirmer cela. J’attends beaucoup du deuxième épisode, apprendre ce qu’il est devenu depuis la dernière fois.  (Par contre, pour les fans de Big Finish, les histoires I, Davros sont désormais hors continuité…)

Mais comme toute bonne chose a une fin, passons aux problèmes de l’épisode et il y en a malheureusement.

La musique

Nom de nom, Murray Gold, j’aimais son travail sous RTD mais avec Moffat, je trouve qu’il se répète. Je semble être le seul à partager ce sentiment mais je dirais bien qu’il devrait passer la main. Sa musique est bonne cependant et convient parfaitement à l’épisode. Mention spéciale à la musique de Missy quand elle apparaît sur l’ordinateur.

Les décors

Je ne vais pas revenir sur le fait que Doctor Who a peu de moyens et peut difficilement faire des effets spéciaux de bonne facture, je les trouve tout à fait convenables. Mais pour les environnements extraterrestres, on ne les voit pas assez : chaque fois, nos héros sont cantonnés à des salles sombres et remplies. Par contre, quant il s’agit de la Terre, on a de bons cadres tournés en Espagne ou ailleurs à des prix onéreux. Il faudrait mettre plus de budget pour nous faire rêver de l’Univers et moins pour faire du tourisme.

Scénario et remplissage

television-guides-ns-s9-ep01-apercu-01Alors on est au cœur du problème : entre la scène d’introduction et le moment où nos héros arrivent chez Davros, l’épisode n’a servi qu’à faire du remplissage, je me permets de le dire : le problème des avions ; Missy qui fait son intéressante ; UNIT : pas la moindre idée en fait ; la fête au Moyen-Âge : montrer que le Docteur est cool. Est-ce un problème ? Oui et non, je suis habitué à regarder Doctor Who pour ses scénarii intéressants. Et c’est un peu vide à ce niveau-là. Mais d’un autre côté, c’est neuf pour cette série et c’est réussi vu que l’épisode m’a tenu en haleine. Cela dit, si ce schéma venait à se répéter, cela risquerait de vite devenir lassant.

Que dire de plus ? Une note peut être : un bon 4/5 sur l’échelle d’Adric pour son côté novateur à plusieurs niveaux, le scénario en moins. J’attends la suite avec impatience, même si la mort de Clara est impossible vu qu’elle doit rester pour le reste de la saison (ou comment les trailers détruisent les cliffhangers). Je vous donne rendez-vous samedi pour le deuxième épisode et à la semaine prochaine pour la critique.

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Note : 4/5

 *La note finale de l’épisode est purement subjective et ne doit donc pas être prise comme une affirmation, mais plus comme une appréciation générale par l’auteur de la critique.

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