25 Oct 2015

Posted by in Critiques, TV

[SPOILERS] Critique de The Girl Who Died

critique-saison9-episode5

Et encore un nouveau double épisode. Enfin, est-ce vraiment un double épisode ? L’histoire en elle-même tient suffisamment pour ne pas avoir une suite. Bref, quoi qu’il en soit, faisons une petite critique de The Girl Who Died de Steven Moffat et Jamie Mathieson. Encore une fois, je vais essayer d’innover : je vais traiter tous les points qui m’ont marqué dans l’épisode, cela ne va pas suivre un ordre logique, juste des sensations sur ce que j’ai regardé.

L’humour :

ODIN[1]

Si vous ne l’aviez pas remarqué, cet épisode partage de nombreux points communs avec Robots of Sherwood (Robot des bois, saison 8) au niveau humour : un groupe d’incapables interchangeable (le Docteur leur attribue d’ailleurs des noms tellement ils ne représentent rien pour lui comme pour nous), des références à la culture anglaise (ici, les Monty Python avec la tête du faux Odin nous rappelant définitivement celle de Dieu dans Sacré Graal !).

On retrouve aussi des coupures clairement « cartoon » avec la scène du « qu’est ce qui pourrait arriver de pire ? », coupure, et boum, le pire est arrivé ! Entre l’entraînement et la destruction du village, rien n’est montré mais pourtant, j’aurais payé pour voir ça, c’est du Looney Tunes. C’est dans la continuité du quatrième mur ou de la phrase coupée entre deux scènes des épisodes passés.

Nous avons aussi le plan du Docteur qui est stupide et ce dernier le sait : des anguilles électriques et du Benny Hill ! Le Docteur sauve tout le monde avec ça. J’ai déjà vu le Docteur arrêter un TARDIS avec un tire-bouchon mais tout de même. Et puis, les méchants boîtes de conserve : les scénaristes ont inventé une nouvelle race afin de juste la ridiculiser. En plus, ils sont dirigés par Astérix donc ça n’aide pas. Moffat et Mathieson n’en avaient plus rien à faire. Dès le départ en plus, avec le lutin d’amour et le cassage des lunettes soniques – pour la plus grande joie d’une partie des fans -, ainsi que le yoyo comme signe divin.

Le tout forme un joyeux mélange qui fait passer allégrement le temps. Ensuite, on n’attend pas que cela de Doctor Who et le reste couvre bien.

Techno-babble vs SCIEEEEEEENCE ! :

Was_this_a_shocking_plot_hole_in_Doctor_Who_The_Girl_Who_Died_[1]

Interlude. Veuillez me pardonner mon petit cœur de scientifique qui a pleuré à chaudes larmes devant cet épisode mais c’était n’importe quoi. Je comprends que le Docteur fasse faire à la science ce qu’elle ne peut pas mais cela passe normalement parce que l’on prend des choses totalement imaginaires et on le fait parler vite mais là…

Premièrement, les anguilles électriques sont dans les eaux de l’Amérique du Sud. On a dû encore confondre les Vikings avec les Incas et Odin avec Quetzalcoatl, je peux les comprendre, ils se ressemblent en même temps, c’est leur faute.

Deuxièmement, sérieusement, les méchants viennent pour récolter de la testostérone et de l’adrénaline sur des Vikings. Bon, on ne va rien dire sur le fait que le taux de testostérone n’a été jamais été si fort qu’aujourd’hui avec toute la nourriture grasse que l’on ingurgite mais par contre, ça se synthétise très facilement ces deux molécules : je peux même le faire moi-même. En plus, c’est pas vert… Avec leur technologie, ils peuvent aller dans l’espace mais pas synthétiser une molécule ?

Enfin, une anguille, ça produit bien 200 volts et 2 ampères, assez pour tuer un homme mais pas assez pour créer un aimant pareil ni pour passer à travers ces armures.

Tout cela passe parce que l’épisode est d’un joyeux ridicule mais quand même, trouver dans la poche du Docteur un ours en peluche robotique maître de karaté aurait résolu l’épisode et au moins, ça serait bien passé.

Ascenseur émotionnel :

capaldi-tennant-fires[1]

Doctor Who est une série plutôt d’aventures. Cette semaine, elle a semblé prendre le ton de la plaisanterie mais quand elle s’arrête, elle s’est avérée très émotionnelle. Comment passer d’un extrême à l’autre. Cela donne même le sentiment de voir deux épisodes différents en même temps.

Nous avons aussi notre guest venant tout droit de la concurrence (Game of Thrones), Maisie Williams, qui donne ses moments d’émotions. Entre son discours sur son importance, sa mort et le montage final, les scénaristes essayent définitivement de nous la faire prendre en pitié. Pourtant, je la trouve tout de même assez en retrait, son rôle pas encore assez approfondi. Etant donné qu’elle revient pour le prochain épisode, cela peut s’expliquer. Du tire-larmes un peu facile en somme.

On retrouve aussi par exemple la compréhension du langage des bébés. Mais au lieu de prendre cela sur le ton de la blague, on a le droit à un appel à la paix et à la tranquillité. Capaldi retranscrit cette traduction de façon très forte. Le but était de faire du second degré parce que retranscrire du bébé avec des alexandrins, c’est forcé, mais son talent d’acteur le fait revenir au premier degré/Cinquième Docteur. C’est beau.

Nous avons aussi le problème du visage du Docteur résolu : on savait que le fait devait être traité dans cette saison, certains s’attendaient à une énorme explication et en fait, non, rien de tout ça, un passage assez simple, très calme rappelant le programme fondamental du Docteur. Cela manque peut-être d’un côté épique mais ça ne déchaînera au moins pas le fandom sur la continuité foulée du pied. De plus, on revoit Tennant et Tate, quoi de mieux ?

Enfin, dernier point, cela va sembler peu sérieux de ma part mais je trouve que l’idée de résoudre la situation en faisant du chantage sur la réputation de l’ennemi est très intelligent. Dans notre ère actuelle, ce n’est plus la menace physique qui importe mais celle émotionnelle. C’est ce que semble faire la Mire avec leur armure froide et impressionnante. Mais ils s’avèrent être assez faibles et tout aussi en proie à la peur face à plus menaçant qu’eux. Tout est question d’image plus que de vérité. Cela est conforté par le fait qu’ils savent que leur menace est psychologique puisqu’ils acceptent le chantage du Docteur. C’était intelligent et bien placé.

Références en vrac :

d6-600x315[1]On retrouve ici un tas de références à la série classique. Pas forcé, sympa à voir, j’aime bien ce genre de fan service :

– le journal des 2000 ans du Docteur : lien avec celui des 500 de Two et 900 de Seven

– le liquide vert qui est du nectar : Terminus (Cinquième Docteur) avec son hydromel de la même couleur

– le « reverse the polarity of the neutron flow » : dommage que le Docteur dise que ça ne veut dire (bien que ce soit vrai…)

– la reprise de certaines phrases de Seven dans Remembrance of the Daleks (Septième Docteur)

– la création de l’hybride dont parlait Davros ? On tient peut-être un fil rouge au final.

Voilà, voilà. Un épisode distrayant mais sans plus. Des bonnes idées mélangées à de l’humour gras mais réussi. Un joyeux mélange en fait. Encore une fois, j’attends plus la seconde partie. Pour moi, cela vaut 3.5 sur 5 sur l’échelle d’Adric. Et comme c’était un épisode cartoon, disons-nous à la semaine prochaine et That’s all Folks !

3sur5 Note : 3/5

*La note finale de l’épisode est purement subjective et ne doit donc pas être prise comme une affirmation, mais plus comme une appréciation générale par l’auteur de la critique.

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