22 Déc 2015

Posted by in Critiques, TV

[Spoilers] Critique de Hell Bent

critique-saison9-episode12Cette critique m’a demandé du temps, les finaux de saison de Doctor Who sont à traiter avec beaucoup d’attention (ou bien, je n’ai pas eu le temps, au choix). Ils sont souvent l’occasion d’introduire des nouveaux éléments de continuité, ce qui cette fois encore n’échappe pas à la règle mais ici, la saveur est étrange… En tout cas, après que le Docteur a subi l’enfer avec Heaven Sent, voici le paradis (?) du Docteur, voici Gallifrey, voici Hell Bent ! (et sa critique)

Il était une fois un commencement

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Soyons sérieux, pas de spoiler, nous allons prendre l’épisode dans le sens chronologique.

Tout commence avec le Docteur rentrant dans un diner… Qui est celui de la saison 6. Coïncidence? Nous verrons. (En fait, on n’aura jamais la réponse, c’est ça ? Ok, trollage de Moffat 1) Et qui tombe sur Clara ! Alors, je ferais bien un commentaire sur le fait que c’est génial vu qu’elle est morte il y a deux épisodes. Mais bon, je remercie le service communication de la BBC qui avait rendu ça public depuis tellement longtemps, et puis dans Doctor Who, les personnes insupportables reviennent toujours à un moment ou un à autre à la vie (prenez le Maître ou Davros).

Bref, bonjour Jenna Coleman, j’avais pas envie de te voir mais je savais que tu devais être là. Et en plus, tu prends ton ton je-sais-tout ? Hé ben, on va pas être ami, l’épisode. Bon, le Docteur ne semble pas la reconnaître, Clara non plus : il y a anguille sous roche. Le Docteur commence à jouer de la guitare et il joue le thème de Clara. Ok, troll de Moffat 2, et va falloir demander un devis quotidien au maçon tellement ça casse le quatrième mur. Bref, Murray Gold existe dans l’univers de Doctor Who, tout va bien les mecs !

Enfin un début

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Nous voilà sur Gallifrey : on retrouve la grange. Bon, je t’aime pas. Mais voilà qu’entre un personnage : une Gallifreyenne non Dame du Temps. Là, ça commence à me plaire : on réintroduit les éléments de mythologie de Gallifrey pris dans The Invasion Of Time, Quatrième Docteur. Pendant ce temps-là, le Président grommelle : ne me dites pas qu’on a donné le rôle de Rassilon à Pépé Gâteux ? Et voilà les Soeurs de Karn ? Mais nom de nom, si vous saviez où était Gallifrey depuis le début, pourquoi vous ne l’avez pas dit au Docteur ? Mais faut reconnaître que là, la citadelle de Gallifrey est super bien faite en image de synthèse, c’est beau !

Bref, ça parle : on voit des allers-retours pour amadouer le Docteur, Peter Capaldi pète la classe en les renvoyant tous les uns après les autres (surtout quand il pose sa cuillère quand on lui demande de poser les armes, troll de Moffat 3). Tout va bien. Ca va péter, ça va être génial. Et là, Pépé fait le trajet : on va avoir du sport. Le Docteur veut l’expulser de la planète, Pépé veut le tuer. Tout le monde craint le Docteur, tout le monde se range de son côté, le crescendo de la violence monte, Pépé révèle être Rassilon… Bon, ok, j’accepte, ça va être cool. Rassilon va tuer lui-même le Docteur et puis, en fait, des gens arrivent, et puis pouf… Le Docteur expulse Rasillon de sa planète. Le Colonel lui fait remarquer qu’on est à la fin de l’Univers (du coup, c’est normal que les Soeurs de l’époque classique du Docteur n’aient pas su où était Gallifrey. Intelligent ! Mais par contre, comment Galiffrey est sorti de sa bulle…)

En bref, l’épisode commençait mal puis le retour de Gallifrey, la petite touche de fan-service qui arrangea tout… Quoi, on n’est pas à la fin de l’épisode ? Il reste 40 minutes d’épisode ? Ah, bah, la suite alors ?

Fête du slip sur Gallifrey

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Bon, tout le monde parle de l’Hybride. C’est vrai, il y avait un fil rouge cette saison. On apprend que l’on a enfermé le Docteur dans son cadran de confession pour 4.5 milliards d’années. Faut dédramatiser, c’est en cumulé : chaque incarnation du Docteur n’a pas dû passer plus d’un mois dedans à chaque fois. Certes, il sait combien de temps il a passé dedans, il savait qu’il était dans une boucle mais grâce à ses capacités de sur-homme, il a surmonté ça. Bref, pétard mouillé que tout cela !

Le Docteur demande de ramener Clara. On ne peut pas plutôt aller voir Romana ou Leela ou tiens, K9 ? Docteur, tu ne veux pas aller voir ton toutou tant que tu es sur Gallifrey ? Non, tu veux Clara? Quel mauvais goût… Clara revient (parmi les siens. Pardon), le Colonel fait remarquer que son sort est juste transitoire. Et puis, là, tu pètes un câble, tu prends un pistolet, tu tues une régénération de Seigneur du Temps et tu qualifies ça de « man flu » (terme pour dire les réactions exagérées des Hommes quand il semblent malades : troll de Moffat 4), tu demandes un truc chelou pour humain et tu te barres. Mais tout va bien, Clara est morte ! (oui, le problème avec les morts, c’est que parfois, ils sont vivants…)

Le Colonel se régénère en… femme et d’une autre autre couleur. Ok, troll de Moffat 10. Oui, ça vaut bien 6 sur une échelle. Et la Colonelle (qui pète la classe soit-dit en passant) dit qu’être un homme, c’est insupportable. (Moffat est considéré comme misogyne par toutes les femmes. Mais en fait, c’est qu’il est mysogyne ET mysandre : troll de Moffat 11 voire 12)

C’est beau mais ça sert à rien

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Pendant ce temps-là, le Docteur se barre avec Clara. Cette dernière demande comment Gallifrey est sorti de son univers de poche, le Docteur répond qu’il n’a pas demandé pour ne pas avoir l’air bête… (Troll de Moffat 13) On arrive  dans la Matrice : encore une fois, ça pète la classe. J’avais oublié de parler du fait que la Matrice fait des prophéties, ce qui est génial (même si le fait de révéler une info basée sur des statistiques à des gens qui peuvent modifier ces mêmes statistiques, tu m’étonnes que les prophéties n’aboutissent jamais…). Bon, on a le moment « méchants secondaires » qui ne sert à rien… On apprend que le Docteur a traîné là-dedans jeune, qu’il en est sorti fou et puis qu’il a fui. Qu’il a séduit la Lune et volé la femme du Président. Ou l’inverse, ça ne sert à rien (allusion sur l’origine de Susan? Troll de Moffat 14). Bon, on est venu dans l’endroit le plus dangereux de Gallifrey juste pour un raccourci ? Logique. Il y a un mélodrame sur le temps passé dans le cadran, ce n’est pas intéressant. Toute cette scène dans la matrice n’a servi qu’a combler du temps : c’était utile de demander du temps supplémentaire Moffat.

Fin de ce non-commencement?

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On a un Tardis old school. C’est trop classe (Oui, je manque de vocabulaire). Le Docteur espère retrouver un pouls et une vie pour Clara. Mais elle reste figée. Du coup, on part à la fin de l’Univers (on y était pas déjà ?) où le temps n’existe pas. Le Docteur sort et tombe sur Moi (non, pas moi sinon, je lui aurais mis une baffe, mais la viking au nom imprononçable venant de la série vénérant le stupre et l’inceste incarnée par une Maisie Williams attendant son chèque jusqu’à la fin de l’Univers toujours dans l’ennui). On a un échange sur la théorie des hybrides (avec une presque explication de pourquoi le Docteur se croyait à demi-humain dans le téléfilm de 1996 : troll de Moffat 15), Moi donne une explication stupide, Clara regarde en bouffant du pop-corn et on apprend que le Docteur veut effacer les souvenirs de Clara en ce qui le concerne. Moi fait une référence à Game of Thrones (« summer can’t last forever » vs « winter is coming », troll de Moffat 16).

Bon, la fin se finit vite ; on inverse la polarité, histoire de bien montrer à quel point Clara est similaire au Docteur et que la théorie de l’Hybride de l’autre immortelle n’est pas si bête (qui est au courant de la prophétie on ne sait comment), le Docteur oublie, il reprend son Tardis, a un nouveau tournevis sonique et reçoit un message modifié par rapport à d’habitude (jolie idée de la reprendre en modifiant le fait de se rappeler. J’aime bien même si j’aimais pas la phrase au départ). Clara et Moi (vous avez encore fait la confusion, c’est rigolo) partent dans le Tardis volé pour voyager tout en se disant que Clara reviendra un jour ou l’autre sur Gallifrey (laissant alors Moi toute seule à ce moment… ) et c’est bizarre que l’on n’ait pas eu de sous-entendus lesbiens pour une fois de la part de Moffat qui avait laissé sous-entendre que Clara était bisexuelle. Bref, fin !

Je sais, cette critique a été prise avec un certain ton familier, trop familier vous me direz. C’est vraiment une drôle de pièce que cet épisode. J’ai aimé des bouts, détesté d’autres. Le fait de reprendre la mort de Clara qui avait déjà gâché un super potentiel d’épisode (Face The Raven) alourdit le tout, le fait que l’on ne résolve rien de l’histoire de Gallifrey me fait me demander si c’était vraiment le bon moment au final pour la faire revenir, le tout est assez anti-climaxique, on a des bouts qui ne servent à rien, un fil rouge non résolu, le Docteur hors personnage en dégommant un allié, une guest que l’on se traîne depuis une saison. Bref, j’espère que la saison 10 résoudra les problèmes pour Gallifrey mais je sens le spin-off chez Big Finish avec Clara… Je ne sais clairement pas quoi mettre comme note finale. Tout est fini avant d’entamer les choses sérieuses, on reprend les mêmes points inintéressants et on ne répond à rien. C’est un paradoxe à lui tout seul cet épisode… Moffat s’amuse et nous fait dire qu’il tient encore la barre. Cela ne me dérange pas, ce troll, si la saison 10 est à la hauteur, mais notre cher producteur n’aime pas faire partir ses personnages et traîne en longueur…

Note : J’en ai pas la moindre idée/5

Bientôt, un épisode de Noël beaucoup plus léger : accueillons avec honneur les maris de River Song. Aussi, bonnes fêtes à vous!

*La note finale de l’épisode est purement subjective et ne doit donc pas être prise comme une affirmation, mais plus comme une appréciation générale par l’auteur de la critique.

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