Antwerp Convention 4 – Compte rendu

news-article-antwerp4C’est dimanche 27 avril 2014 qu’a eu lieu la 4ème édition de la Antwerp Convention (Antwerp,c’est Anvers en Néerlandais). Et Gallifrance y était, pas en tant qu’exposant, mais en tant que visiteur. Eh oui, car cette année, étaient présents non pas un, mais deux Guest Doctor Who. Tout d’abord Colin Baker, le 6e Docteur, notre nounous favori, mais aussi David Warnr, célèbre acteur Britannique, ayant notamment joué dans Tron, Star Trek V & VI, La Malédiction ou encore C’était Demain. Dernièrement, il a joué aux côtés de Matt Smith et Jena Coleman dans l’épisode « Cold War / Destruction mutuelle assurée ».

Une veille difficile

Toute commence le 23 avril lorsque Colin Baker annonce sur son Twitter qu’il est prêt pour la convention, mais que son passeport, qu’il a fait renouveler trois semaines auparavant, n’est toujours pas arrivé. Le hic, c’est qu’il en a absolument besoin pour sortir de l’Angleterre et rejoindre la Belgique.

C’est là que va commencer un véritable parcours du combattant pour notre Colin. On constate également que Colin veut réellement faire plaisir à ses fans, car jusqu’à samedi il va tout faire pour pouvoir venir. Il parvient à obtenir un rendez-vous avec les services des passeports, pour qu’on lui dise que finalement son passeport était prêt et a été expédié par courrier la veille de son rendez-vous.

Il demande donc à ce que son passeport lui soit livré en express le samedi pour pouvoir prendre l’eurostar à temps. Hélas, la livraison est confiée à un nouveau livreur qui ne parvient pas à trouver la route où vit Colin. Résultat, Colin rate son train. Il parvient tout de même à l’obtenir en allant directement au dépôt du service de livraison. Il a alors repris un billet de dernière minute pour la Belgique.

Le dimanche

Réveil à 6h30 pour partir de la gare de Mons à 8h21, direction Bruxelles, sur le chemin, j’ai été rejoint par Marie, alias Lulujoy. Arrivés à Bruxelles, on a changé pour prendre un train en direction d’Anvers (prononcé Anverssssss), accompagnés d’un groupe de fans Belges. Nous arrivons vers 11h30 dans la magnifique gare d’Anvers (ou Antwerp pour les flamands) qui a la particularité d’empiler les trains. En effet, les voies sont sur plusieurs niveaux, ce qui donne un look assez particulier à la gare. Mais nous n’étions pas encore arrivés car il nous a fallu encore prendre un tram jusqu’à la station Antwerp Expo. Il faut savoir que lorsque vous êtes en territoire flamand, tout est écrit en flamand (une sorte de néerlandais). Donc si vous êtes comme moi et que vous ne parlez que le français et l’anglais, ce n’est pas facile.

Après quelques minutes dans le tram, nous sommes donc arrivés à Antwerp Expo. Et soudainement nous avons étés pris de terreur, lorsque nous avons vu une file de gens, tous plus ou moins en cosplay, s’étendant à perte de vue. Marie et moi avons rejoint Amane, arrivé plus tôt que nous et déjà à l’entrée. Et comme nous avions déjà nos entrées, nous avons pu rentrer presque immédiatement. Chose amusante, la longue file de gens n’était pas là pour acheter des billets, mais pour seulement l’une des entrées du bâtiment, l’autre étant quasiment vide. A l’intérieur, ont nous a donné un plan de la convention, et après un petit passage à la consigne, c’est vers les stand de dédicaces, et plus exactement celui de Colin Baker, que nous nous sommes dirigés. Etant surtout habitués aux conventions françaises où il n’y a d’habitude pas de queue pour des Guest Doctor Who, et bien là c’était tout le contraire. Une longue file d’attente s’était formée pour le stand de Colin Baker. File que nous nous sommes empressés de rejoindre. Fort heureusement l’attente ne fût pas bien longue et sommes très vite arrivés face à l’acteur. La première à passer a été Marie, qui avait plusieurs choses à lui remettre en main propre comme des chocolats pour le remercier d’être venu, une carte d’une fan québécoise qui aimerait bien qu’il aille un de ces jours là-bas et un jolie poney customisé en sixième docteur. Ce qui est très appréciable chez cet homme, c’est qu’il prend le temps avec ses fans, acceptant toujours d’être pris en photo, et quand je dit en photo, c’est que la personne puisse passer derrière le stand et se tienne à ses cotés.

Une fois les dédicaces faites, nous sommes allés faire un tour dans les deux autres halls. Vous pouviez y trouver un nombres incroyable de commerçants en tous genre, vendant du DVD actuel aux pièces beaucoup plus rares, tout cela à des prix raisonnables. Les plus fouineurs ont pu trouver des DVD de la série classique, des romans TARGET, et tout un tas d’autres figurines et autres jouets récents. J’ai personnellement trouvé beaucoup de diapositives sur S.O.S Fantômes 2 (une autre de mes passions). Les fans de jeux vidéos rétro pouvaient aussi y trouver leur bonheur, car plusieurs stand spécialisés étaient présents et vendaient tous types de jeux à des prix, encore une fois, raisonnables.

Après une pause pour manger, nous nous sommes retrouvés à 14h00 pour la conférence de Colin Baker. Bien que la salle soit relativement grande, il n’y avait cependant pas assez de places assises pour toutes les personnes présentes. Il y faisait également très chaud et l’on pouvait y sentir une odeur de poisson. Lorsque Colin est arrivé dans la salle, il n’a pas pu faire autrement que de le constater et a demandé, avec humour, que l’on ouvre la fenêtre à l’arrière pour aérer un peu (fenêtres qui a été refermée quelques minutes plus tard). La conférence a eu lieu entièrement en anglais.

Compte rendu de la conférence par Amane Matsuo

14H. Les petits Whoviens que nous sommes retiennent leur souffle, parqués dans une petite salle sans assez de chaises. Celui que nous attendons, c’est bien entendu Colin Baker, le 6ème Docteur : semblant étonné de trouver devant lui entre 200 et 250 personnes attentives, il démarre la conférence avec humour et bonne humeur, prêt à répondre aux questions de l’intervieweuse et des intervenants.

La galère, la galère…

Bien sûr, il ne pouvait pas commencer sans évoquer LE fiasco qui a failli nous priver de sa présence en ce jour : la remise plus que tardive de son passeport, après moult péripéties. C’est littéralement en courant qu’il s’est retrouvé à prendre, hier soir, le dernier train à destination de la Belgique et ce 7 minutes avant le départ de ce dernier. Il lui aura fallu de supplier le chef de gare pour pouvoir monter à bord, aussi est-ce avec de chaleureux applaudissements que la foule le salue quand il brandit le précieux passeport au-dessus de sa tête…

C’est d’ailleurs son premier arrêt en Belgique depuis la fin des années 50 ! Un séjour hélas court, puisque les horaires l’obligent à partir assez tôt. C’est pour lui l’occasion de revenir sur sa présence croissante dans les conventions, du fait d’un renouveau de l’intérêt des fans pour son Docteur. Cette curiosité est d’ailleurs un phénomène mondial : il évoque sa présence en Nouvelle-Zélande quelques temps auparavant, ainsi qu’une prochaine visite au Texas. Les conventions sont désormais l’essentiel de son métier, mais c’est quelque chose qu’il apprécie visiblement…

Un retour sur son parcours en temps que Docteur.

Après avoir brièvement parlé de Matt Smith et David Tennant -deux acteurs qu’il admire énormément- et sous-entendu que Peter Capaldi pourrait bien incarner un Docteur au caractère finalement pas si éloigné du sien, Colin Baker revient sur son rôle fétiche. Cela implique de parler de son premier rôle dans la série (celui de Maxil, dans Arc of Infinity), et de sa rapide amitié avec le producteur John Nathan Turner qui, impressionné par sa performance (jugée même TROP impressionnante à l’époque, au point d’obscurcir le Docteur), lui proposera le rôle une fois le départ de Peter Davison décidé. Mais cela implique aussi de parler de Michael Grade, le Controller de BBC One de l’époque. Il est bien connu que l’homme n’avait que très peu d’estime pour la série qu’il disait être un gouffre sans fond pour le budget de la chaîne. Il sera d’ailleurs à l’origine de la fin de la série, en 1989. Ceci étant dit, Colin Baker remarque avec humour que désormais, la chaîne a bien compris, via les goodies et para-médias, que la série est une véritable poule aux œufs d’or et ne la laissera donc plus tomber de la sorte avant un long moment…

L’évocation de sa grande impopularité à l’époque se fait aussi avec beaucoup de recul. En effet si le Sun titrait en 1984-1986 qu’il était l’homme le plus détesté de Grande-Bretagne, il ne faudra que quelques années pour qu’un public plus adulte redécouvre son Docteur. Chose amusante, il est désormais considéré comme un des hommes les plus aimés de la télévision… ( à juste titre, si vous voulez mon avis!)

Chose amusante, il nous révèle que sa première convention en tant que Docteur officiel s’est faite seulement quelques jours après avoir obtenu le rôle ! Ne connaissant ni le script, ni le futur caractère de son Docteur, et encore moins son costume, il s’est retrouvé face à des milliers de fans sans être capable de dire quoique ce soit. L’expérience l’a visiblement beaucoup marqué, et il en parle encore comme d’un moment de grosse remise en confiance.

Le Costume « technicolore »

Aïe, le point qui fâche ! Répondant à la question de quelqu’un qui lui demande s’il aime son fameux costume, Colin répond avec humour qu’étant celui qui le portait, il n’avait pas à le voir ! S’il a eu pendant longtemps du mal à l’apprécier, il le découvre désormais sous un œil nouveau : les couleurs chatoyantes attirent en effet énormément les enfants, qui l’apprécient donc beaucoup. Il nous révèle également qu’il en possède toujours un chez lui : quatre identiques existaient en effet, dont un qu’il conservait chez lui au cas où un voleur mal avisé serait allé voler les restants dans les vestiaires de la BBC. Ce n’était a priori pas inhabituel, quelques Daleks ont ainsi inexplicablement disparus des plateaux…

Si on lui avait demandé son avis à l’époque, il aurait néanmoins voulu un costume plutôt proche de celui de Christopher Eccleston. En effet selon lui, le Docteur est censé être assez sage pour savoir qu’il faut parfois se fondre dans la foule, une chose rendue virtuellement impossible par son costume arc en ciel…

Plus globalement, Colin donne quelques indications sur ce qu’il préfère dans la série : amateur de «mystère», il n’est pas du tout amateur des épisodes trop explicatifs, considérant que quand quelque chose de hors du commun arrive, on ne s’interroge pas forcément sur les origines de ces bouleversements, on fait juste avec.

The Five(ish) Doctors

Colin garde une très bonne expérience de cette surprise du 50ème, et félicite la ténacité de Peter Davison qui aurait eu des difficultés à faire accepter le projet. Il note cependant que le refus de participation de Tom Baker au projet n’a jamais été justifié à l’époque, et qu’ils ne l’ont découvert qu’avec The Day of the Doctor…

Questions des fans

– Qu’iriez-vous modifier si vous aviez un TARDIS ?
Très posément, Colin a expliqué qu’il n’irait rien changer, de façon à ne pas prendre le risque de modifier son présent puisque celui ci lui convient. Il a malicieusement ajouté que c’est une leçon qu’un certain Timelord devrait accepter…

– Ses monstres préférés de la série 2005
Le cri du cœur revient aux Slitheens, nos monstres péteurs ! Mais il apprécie également énormément le Silence, qu’il trouve terrifiant autant dans son apparence que dans son concept. Pour ce qui est des anges par contre, c’est différent : pas assez effrayants à son goût. Il ajoute qu’en plus, si vous ne pouvez pas cligner des yeux face à eux, vous pouvez très bien les neutraliser en clignant un œil à la fois. «Don’t blink, just wink ! »

– Son moment préféré de la série de 2005
Le cri de bonheur d’Eccleston dans le double épisode de Moffat dans la saison 1 (The Empty Child, the Doctor Dance). « Just this once, everybody lives » devrait être ce qu’est Doctor Who selon lui, même s’il comprend bien qu’on ne peut faire d’aventure crédible sans une dose nécessaire de drame et de mort.

– Écrira t-il de nouvelles histoires pour Big Finish ?
Peu le savent en effet mais Colin a écrit pour Big Finish ! (The wing of a Butterfly). Même s’il a apprécié l’expérience, il avoue aimer écrire, et moins toutes les préparations en amont. Il a cependant publié un nouvelles d’histoires courtes, Gallimaufry (dont les quelques exemplaires présents sur son stand se sont vite écoulés…)

La Conclusion

Hélas, la demi-heure s’achève vite, et déjà Colin doit s’en aller pour laisser place à David Warner : c’est l’occasion pour lui de parler de l’influence de cet acteur sur sa propre carrière (il l’a rencontré en 1963-34 pour la première fois et considère que ça a été un des plus grands moments de sa carrière). Toujours drôle et modeste, c’est sur ces louanges destinés à une figure importante de sa vie d’acteur qu’il s’en va, et sur une dernière petite blague lancée à destination des fans de David « too good looking » Tennant, avec qui Warner a joué dans une aventure audio Big Finish (Sympathy for the Devil)

Amane Matuso
Correspondante Gallifrance Lille

 

Malgré le fait que la conférence de David Warner ait été juste après, nous n’avons pu y assister. Mais une heure plus tard nous sommes allés à sa rencontre sur son stand ou Marie a fait dédicacer le Unbound : Sympathy for the Devil ou il y incarne un troisième docteur alternatif qui n’a pas rejoint UNIT. Nous avons un peu discuté avec lui, et il n’a pas pu s’empêcher de nous faire remarquer que David Tennant était également présent dans cette aventure audio, quelques années avant qu’il ne devienne le Docteur. Puis nous avons fait un dernier passage sur le stand de Colin Baker avant de quitter la convention et de rentrer chez nous. Dans l’ensemble la Antwerp Convention fait partie des meilleures conventions que j’ai faite, et je la conseille à tous ceux qui souhaiteraient faire une convention en Belgique, cependant il vous faut connaître un minimum l’anglais, en raison de la présence de nombreux flamand et anglais. Mais rassurez vous, vous y trouverez aussi de nombreux francophones.

Space Oddities : Doctor Who en Betamax

news-article-doctor-who-betamaxJusqu’aux années 80, il était impossible de revoir d’anciens épisodes de la série classique autrement que par des rediffusions télé. Et ces dernières étaient assez rares. Enfin, il existait un autre moyen, celui des copies pirates. À cette époque, un véritable réseau d’échanges et de vente s’était créé entre les fans afin de pouvoir découvrir des histoires passées. Mais tout change lorsqu’en 1983, la BBC, commercialise la première VHS officielle. Il s’agit de l’histoire « Revenge of the Cybermen » remontée pour être vue d’un seul bloc. En d’autres termes, un seul générique de début et de fin. Mais ce que l’on sait moins, c’est que cette histoire a également été commercialisée en Laserdisc et en Betamax. c’est de ce dernier dont nous allons parler. Nous reparlerons prochainement des Laserdisc de la série classique.

VHS v.s. Betamax : La guerre des formats

Dans les années 60, le concept de revoir à volonté une émission chez soi tenait encore de la science-fiction. Certes les supports d’enregistrement à bande magnétique existaient déjà, mais ils étaient extrêmement chers, encombrants et finalement pas très efficaces. Mais surtout ils étaient destinés uniquement aux professionnels. Aucun particulier n’aurait pu acquérir ce genre de matériel. C’étaient des bobines dont la bande magnétique mesurait 2 pouces de large. Doctor Who était d’ailleurs filmé et monté sur ce support.

image017En 1965, le premier lecteur/enregistreur pour le particulier est commercialisé. Le CV -2000. Ici pas encore de cassette, mais juste une bobine de 1/2 pouces pouvant enregistrer une heure de programme en noir et blanc. Mais le principal défaut de ce système est que les bandes ne pouvaient être lues que par le lecteur qui avait servi à l’enregistrement. En d’autres termes, si vous enregistriez un programme avec un lecteur et que vous alliez le regarder chez un ami, vous vous retrouvez avec une image déformée et complètement in-regardable. Le défaut sera corrigé vers la fin des années 60 avec l’arrivée de nouveaux modèles plus performants.

En 1969, SONY crée la bande U-Matic, format plus compact, la bande ne mesurant plus que 3/4 de pouces, principalement destinée aux professionnels pour les reportages en extérieur. Désormais les programmes peuvent être enregistrés en couleurs, et non plus seulement en noir & blanc. Seul inconvénient : les cassettes ne peuvent enregistrer que 22 minutes de programme et résistent mal au temps. La bande étant abîmée par la tête de lecture à chaque lecture.

Logo_betamax_01Les années 70 voient apparaître la première vraie guerre des formats. Là où les précédents formats s’étaient peu développés en raison de leur prix assez élevé, SONY et JVC vont sortir, à quelques années d’intervalle, deux formats plus performants et surtout plus abordables pour le grand public. Dés 1975, SONY commercialise le format BETAMAX. Une cassette contenant une bande de 1/2 pouce et pouvant enregistrer jusqu’à 1 heure de programme. La qualité d’image et bien supérieure à tous les formats précédents.

En 1976, la marque nippone JVC contre-attaque et sort le format VHS. Format que tout le monde connait maintenant. Bien que la qualité d’image soit légèrement inférieure, la VHS se popularisera grâce à sa durée d’enregistrement supérieure à celle d’une BETAMAX. JVC aura aussi la bonne idée d’autoriser de nombreuses marques à produire des lecteurs VHS, contrairement à SONY qui le restreindra à seulement quelques marques.

Video_2000_format_logoEn 1978, un troisième format est proposé aux Européens par Phillips, le V2000. Bien que littéralement oublié, le format était techniquement bien supérieur aux deux autres. La V2000 avait comme principale innovation le fait d’enregistrer sur les deux faces de la bande, là où la VHS et la BETAMAX ne pouvaient enregistrer que la face externe. L’autre innovation est le DTF (Dynamic Track Following) améliorant considérablement la lecture de l’image, évitant ainsi les déchirements ou le bruit sur celle ci. Sur ce plan, la V2000 surpasse même le DVD. À ceci près et que c’est un signal analogique sur la V2000 et un signal numérique pour le DVD.

C’est durant les années 80 que la VHS supplantera finalement les deux formats concurrents. Il est difficile de dire ce qui a réellement fait pencher la balance en faveur de ce format. Certains diront que c’est grâce au marché du film érotique. Bien qu’en réalité ce soit plus un enchaînement de circonstances.

Revenge of the Cybermen

Revenge of the Cybermen VHS Cover Au début des années 80, la BBC commence donc à éditer en VHS certains de ses programmes à succès. Et bien entendu Doctor Who, n’échappe pas à la règle. Mais par où commencer ? La BBC décide donc réaliser un sondage au prêt des fans pendant la convention de Longleat en 1983. Les fans présents devaient choisir l’histoire qu’il souhaiterait voir en VHS.

C’est Tomb of the Cybermen qui arriva en tête du sondage. Hélas, cette histoire était, à cette époque, absente des archives de la BBC. Elle ne refera surface qu’en 1992 au Japon. La BBC décida donc d’éditer une autre histoire avec également des Cybermen. Et donc le 3 octobre 1983 sorti Revenge of the Cybermen, sur VHS, Betamax et Laserdisc

Cependant cette première édition n’était pas exemptée de défauts. La première chose qui choque c’est la présence du mauvais Cybermen sur la jaquette. La photo étant issue d’une autre histoire, Earthshock (Adric Boom). L’histoire a également été modifiée afin de tenir d’une traite sur la VHS, adieu les cliffhanger et bonjour la version omnibus. Il faudra attendre 1999 pour que l’histoire soit de nouveau éditée et cette fois-ci dans son découpage d’origine.

Aujourd’hui il n’est par rare de trouver une VHS, même de la première édition. À condition d’avoir le portefeuille. Mais il est nettement plus rare de trouver une version Betamax. Revenge of the Cybermen est la seule histoire a être sortie sur ce support. D’autres histoires sont sorties sur Laserdisc, mais c’est une autre histoire.

Space Oddities : Max Headroom pirate Doctor Who

news-article-max-headroom-incidentVoilà un cas assez étrange dans l’histoire de la télévision américaine. Le 22 novembre 1987, alors que la chaîne WTTW diffusée Horror of Fang Rock. Le signal est soudainement interrompu et remplacé par une vidéo montrant un homme portant un masque de Max Headroom et faisant absolument n’importe quoi à l’image. La chaîne ne parviendra à reprendre le contrôle que deux minutes plus tard. Cet incident reste dans l’histoire, car l’auteur n’a jamais été découvert. Mais revenons en détail sur ce qui s’est réellement passé.

Max Headroom : Une figure culte des années 80

Voilà un personnage assez atypique du paysage audiovisuel anglais. Max Headroom a été créé par la chaine Channel4, en 1985, pour un téléfilm intitulé « Max Headroom: 20 Minutes into The Future ». Quand je dis créé c’est que le personnage est virtuel et n’est visible qu’au travers d’écran de télé. Virtuelle, enfin presque. En réalité derrière ce personnage se cache l’acteur Matt Frewer, maquillé pour ressembler à un personnage virtuel. Il était ensuite filmé devant un fond vert et la magie du montage et des effets spéciaux faisait le reste.

Max Headroom, signifiant littéralement « Hauteur maximum », présenta par la suite une émission de clip musical, The Max Headroom Show, qui cartonna pour l’époque. Le premier épisode n’a pas de générique d’intro ni de fin, ce qui a dû perturber plus d’un téléspectateur. Par la suite, le téléfilm d’origine sera transformé en série par les Américains. Elle ne durera que deux saisons, comptabilisant 14 épisodes. Elle prend place dans un univers totalitaire ou il est illégal d’éteindre sa télévision.

Max deviendra le temps d’une pub la mascotte de Coca Cola, pour vendre les mérites d’une nouvelle recette appelés New Coke. La boisson a comme slogan « Catch the Waves ! ». Elle sera finalement un échec, précipitant peut-être aussi la fin de la popularité de Max.

Dernièrement, Channel4 réutilisa le personnage pour une série de spot publicitaire, annonçant le passage de la chaine au numérique. En France, Canal+ a diffusé la série américaine en 1988. Puis ce fut au tour de TF1 dans « La Une est à vous ».

L’incident Max Headroom

C’est le 22 novembre 1987, à Chicago, dans l’Illinois que l’incident s’est déroulé. C’est sur la chaine WGN-TV pendant le journal télévisé de 9 heures, The Nine O’Clock News, que la première intrusion a eu lieu. Elle ne dura que 30 secondes et ne montera que l’homme portant le masque, mais sans son. Les techniciens de la chaîne ont réussi à interrompre le signal extérieur en change la fréquence de diffusion de la chaîne.

La seconde tentative se déroula sur la chaîne WTTW, a 21 h 15, alors que Horror of Fang Rock est en train d’être diffusé. Le même personnage apparaît à l’écran avec cette fois-ci du son. Il prononce dans phrases sans réel intérêt et s’agite devant la caméra. L’intrusion dure cette fois-ci plus longtemps, environ 90 secondes, avant qu’elle ne soit volontairement interrompue. En effets, les techniciens de la chaine ne parvenaient pas à arrêter la transmission malgré les tentatives.

Jusqu’à aujourd’hui, personne ne connait son auteur ni même le but exact de l’intrusion. Cet incident est même l’un des rares cas à avoir fait la une des journaux, allant même jusqu’à apparaître dans le journal télévisé du matin de CBS le jour suivant. WTTW a cherché le responsable en vain, malgré l’aide de fans de la série qui enregistrait l’épisode ce soir-là et donc la transmission pirate.

La vidéo suivante contient l’incident dans sa totalité. Elle peut cependant choquer certaines personnes.

CyberLeader & Cyberman, une exclusivité Forbidden Planet

news-figurine-cyberleader-cybermen-exclusivite-forbidden-planet

figurine-sc-cyberleader-cybermen-silver-nemesis-forbidden-planetUne fois encore, Forbidden Planet, l’une des références en matière de produits dérivés et en particulier pour Doctor Who (jetez un coup d’œil à leur rayon Doctor Who dans leur boutique de Londres), nous propose un jeu de figurines exclusives.

Après les différents lots de Docteurs dans tous les costumes possibles de la série, c’est au tour des Cybermen d’être disponibles dans une de leurs nombreuses variantes. Il s’agit de la version de 1988, plus exactement celle de l’histoire Silver Nemesis. Le lot contient le CyberLeader (celui avec les oreilles noires) ainsi qu’un Cyberman, tous deux armés de leurs Cyberguns.

Le lot de figurines sera disponible en juin, mais on peut d’ors et déjà le pré-commander au prix de £24,99 (environ 27,50€), mais seulement pour les résidents britanniques.

Coffret DVD Mara Tales

news-dvd-coffret-mara-talesdvd-z2-uk-boxset-mara-tales-3d-artC’est sur Twitter que 2|Entertain a annoncé la sortie prochaine du coffret Mara Tales, comprenant les histoires Kinda et Snakedance.

Ces deux histoires font partie de la période Peter Davison. Bien qu’aucune date ne soit encore annoncée, une bande-annonce à d’ors et déjà été publiée et devrait figurer dans l’une des sorties DVD de cette année.

Les DVD devraient contenir les habituels bonus, et la bande-annonce nous laisse suggérer que Kinda sera disponible dans une version avec des effets spéciaux revus et corrigés.

Décès de David Myerscought-Jones 1934-2010

news-deces-David-Myerscought-JonesLe chef décorateur David Myerscought-Jones est décédé le 21 avril dernier, à l’âge de 75 ans.

Il a travaillé sur la série Classique pour trois histoires. Il a commencé en 1968 sur The Web of Fear. Son travail consistait à recréer l’intérieur d’un tunnel du métro londonien. Son travail avait été si bon que la compagnie qui gérait le métro avait envoyé une lettre de réclamation à la BBC pour avoir tourné sans permission dans leurs tunnels.

Par la suite, il a retravaillé sur la série en 1970 pour The Ambassadors of Death et sur Day of the Daleks. Il a aussi été reconnu pour son travail sur l’opéra de Britten, Peter Grimes.

Il s’est marié en 1963 avec Pelo et ils ont eu quatre enfants.

Doctor Who Magazine N°421

Excusez-moi mais je crois que vos dents sont sur mon cou !?
news-magazine-dwm-421

magazine-dwm-421Depuis le 29 avril dernier, vous pouvez vous procurer le Numéro 421 du Doctor Who Magazine dans toutes les bonnes librairies faisant les imports anglo-saxons. Comme d’habitude, ce Doctor Who Magazine (ou DWM pour les intimes) nous propose plein de dossiers riches en informations sur notre série préférée.

Au sommaire de ce numéro, une interview d’Alex Kingston, qui incarne à l’écran la mystérieuse River Song. Un dossier sur la création du personnage d’Amelia Pond. Les résumés des trois prochains épisodes de la Saison 05, la suite du Dossier sur le TARDIS et pleins d’autres choses.