28 Avr 2014

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Antwerp Convention 4 – Compte rendu

news-article-antwerp4C’est dimanche 27 avril 2014 qu’a eu lieu la 4ème édition de la Antwerp Convention (Antwerp,c’est Anvers en Néerlandais). Et Gallifrance y était, pas en tant qu’exposant, mais en tant que visiteur. Eh oui, car cette année, étaient présents non pas un, mais deux Guest Doctor Who. Tout d’abord Colin Baker, le 6e Docteur, notre nounous favori, mais aussi David Warnr, célèbre acteur Britannique, ayant notamment joué dans Tron, Star Trek V & VI, La Malédiction ou encore C’était Demain. Dernièrement, il a joué aux côtés de Matt Smith et Jena Coleman dans l’épisode « Cold War / Destruction mutuelle assurée ».

Une veille difficile

Toute commence le 23 avril lorsque Colin Baker annonce sur son Twitter qu’il est prêt pour la convention, mais que son passeport, qu’il a fait renouveler trois semaines auparavant, n’est toujours pas arrivé. Le hic, c’est qu’il en a absolument besoin pour sortir de l’Angleterre et rejoindre la Belgique.

C’est là que va commencer un véritable parcours du combattant pour notre Colin. On constate également que Colin veut réellement faire plaisir à ses fans, car jusqu’à samedi il va tout faire pour pouvoir venir. Il parvient à obtenir un rendez-vous avec les services des passeports, pour qu’on lui dise que finalement son passeport était prêt et a été expédié par courrier la veille de son rendez-vous.

Il demande donc à ce que son passeport lui soit livré en express le samedi pour pouvoir prendre l’eurostar à temps. Hélas, la livraison est confiée à un nouveau livreur qui ne parvient pas à trouver la route où vit Colin. Résultat, Colin rate son train. Il parvient tout de même à l’obtenir en allant directement au dépôt du service de livraison. Il a alors repris un billet de dernière minute pour la Belgique.

Le dimanche

Réveil à 6h30 pour partir de la gare de Mons à 8h21, direction Bruxelles, sur le chemin, j’ai été rejoint par Marie, alias Lulujoy. Arrivés à Bruxelles, on a changé pour prendre un train en direction d’Anvers (prononcé Anverssssss), accompagnés d’un groupe de fans Belges. Nous arrivons vers 11h30 dans la magnifique gare d’Anvers (ou Antwerp pour les flamands) qui a la particularité d’empiler les trains. En effet, les voies sont sur plusieurs niveaux, ce qui donne un look assez particulier à la gare. Mais nous n’étions pas encore arrivés car il nous a fallu encore prendre un tram jusqu’à la station Antwerp Expo. Il faut savoir que lorsque vous êtes en territoire flamand, tout est écrit en flamand (une sorte de néerlandais). Donc si vous êtes comme moi et que vous ne parlez que le français et l’anglais, ce n’est pas facile.

Après quelques minutes dans le tram, nous sommes donc arrivés à Antwerp Expo. Et soudainement nous avons étés pris de terreur, lorsque nous avons vu une file de gens, tous plus ou moins en cosplay, s’étendant à perte de vue. Marie et moi avons rejoint Amane, arrivé plus tôt que nous et déjà à l’entrée. Et comme nous avions déjà nos entrées, nous avons pu rentrer presque immédiatement. Chose amusante, la longue file de gens n’était pas là pour acheter des billets, mais pour seulement l’une des entrées du bâtiment, l’autre étant quasiment vide. A l’intérieur, ont nous a donné un plan de la convention, et après un petit passage à la consigne, c’est vers les stand de dédicaces, et plus exactement celui de Colin Baker, que nous nous sommes dirigés. Etant surtout habitués aux conventions françaises où il n’y a d’habitude pas de queue pour des Guest Doctor Who, et bien là c’était tout le contraire. Une longue file d’attente s’était formée pour le stand de Colin Baker. File que nous nous sommes empressés de rejoindre. Fort heureusement l’attente ne fût pas bien longue et sommes très vite arrivés face à l’acteur. La première à passer a été Marie, qui avait plusieurs choses à lui remettre en main propre comme des chocolats pour le remercier d’être venu, une carte d’une fan québécoise qui aimerait bien qu’il aille un de ces jours là-bas et un jolie poney customisé en sixième docteur. Ce qui est très appréciable chez cet homme, c’est qu’il prend le temps avec ses fans, acceptant toujours d’être pris en photo, et quand je dit en photo, c’est que la personne puisse passer derrière le stand et se tienne à ses cotés.

Une fois les dédicaces faites, nous sommes allés faire un tour dans les deux autres halls. Vous pouviez y trouver un nombres incroyable de commerçants en tous genre, vendant du DVD actuel aux pièces beaucoup plus rares, tout cela à des prix raisonnables. Les plus fouineurs ont pu trouver des DVD de la série classique, des romans TARGET, et tout un tas d’autres figurines et autres jouets récents. J’ai personnellement trouvé beaucoup de diapositives sur S.O.S Fantômes 2 (une autre de mes passions). Les fans de jeux vidéos rétro pouvaient aussi y trouver leur bonheur, car plusieurs stand spécialisés étaient présents et vendaient tous types de jeux à des prix, encore une fois, raisonnables.

Après une pause pour manger, nous nous sommes retrouvés à 14h00 pour la conférence de Colin Baker. Bien que la salle soit relativement grande, il n’y avait cependant pas assez de places assises pour toutes les personnes présentes. Il y faisait également très chaud et l’on pouvait y sentir une odeur de poisson. Lorsque Colin est arrivé dans la salle, il n’a pas pu faire autrement que de le constater et a demandé, avec humour, que l’on ouvre la fenêtre à l’arrière pour aérer un peu (fenêtres qui a été refermée quelques minutes plus tard). La conférence a eu lieu entièrement en anglais.

Compte rendu de la conférence par Amane Matsuo

14H. Les petits Whoviens que nous sommes retiennent leur souffle, parqués dans une petite salle sans assez de chaises. Celui que nous attendons, c’est bien entendu Colin Baker, le 6ème Docteur : semblant étonné de trouver devant lui entre 200 et 250 personnes attentives, il démarre la conférence avec humour et bonne humeur, prêt à répondre aux questions de l’intervieweuse et des intervenants.

La galère, la galère…

Bien sûr, il ne pouvait pas commencer sans évoquer LE fiasco qui a failli nous priver de sa présence en ce jour : la remise plus que tardive de son passeport, après moult péripéties. C’est littéralement en courant qu’il s’est retrouvé à prendre, hier soir, le dernier train à destination de la Belgique et ce 7 minutes avant le départ de ce dernier. Il lui aura fallu de supplier le chef de gare pour pouvoir monter à bord, aussi est-ce avec de chaleureux applaudissements que la foule le salue quand il brandit le précieux passeport au-dessus de sa tête…

C’est d’ailleurs son premier arrêt en Belgique depuis la fin des années 50 ! Un séjour hélas court, puisque les horaires l’obligent à partir assez tôt. C’est pour lui l’occasion de revenir sur sa présence croissante dans les conventions, du fait d’un renouveau de l’intérêt des fans pour son Docteur. Cette curiosité est d’ailleurs un phénomène mondial : il évoque sa présence en Nouvelle-Zélande quelques temps auparavant, ainsi qu’une prochaine visite au Texas. Les conventions sont désormais l’essentiel de son métier, mais c’est quelque chose qu’il apprécie visiblement…

Un retour sur son parcours en temps que Docteur.

Après avoir brièvement parlé de Matt Smith et David Tennant -deux acteurs qu’il admire énormément- et sous-entendu que Peter Capaldi pourrait bien incarner un Docteur au caractère finalement pas si éloigné du sien, Colin Baker revient sur son rôle fétiche. Cela implique de parler de son premier rôle dans la série (celui de Maxil, dans Arc of Infinity), et de sa rapide amitié avec le producteur John Nathan Turner qui, impressionné par sa performance (jugée même TROP impressionnante à l’époque, au point d’obscurcir le Docteur), lui proposera le rôle une fois le départ de Peter Davison décidé. Mais cela implique aussi de parler de Michael Grade, le Controller de BBC One de l’époque. Il est bien connu que l’homme n’avait que très peu d’estime pour la série qu’il disait être un gouffre sans fond pour le budget de la chaîne. Il sera d’ailleurs à l’origine de la fin de la série, en 1989. Ceci étant dit, Colin Baker remarque avec humour que désormais, la chaîne a bien compris, via les goodies et para-médias, que la série est une véritable poule aux œufs d’or et ne la laissera donc plus tomber de la sorte avant un long moment…

L’évocation de sa grande impopularité à l’époque se fait aussi avec beaucoup de recul. En effet si le Sun titrait en 1984-1986 qu’il était l’homme le plus détesté de Grande-Bretagne, il ne faudra que quelques années pour qu’un public plus adulte redécouvre son Docteur. Chose amusante, il est désormais considéré comme un des hommes les plus aimés de la télévision… ( à juste titre, si vous voulez mon avis!)

Chose amusante, il nous révèle que sa première convention en tant que Docteur officiel s’est faite seulement quelques jours après avoir obtenu le rôle ! Ne connaissant ni le script, ni le futur caractère de son Docteur, et encore moins son costume, il s’est retrouvé face à des milliers de fans sans être capable de dire quoique ce soit. L’expérience l’a visiblement beaucoup marqué, et il en parle encore comme d’un moment de grosse remise en confiance.

Le Costume « technicolore »

Aïe, le point qui fâche ! Répondant à la question de quelqu’un qui lui demande s’il aime son fameux costume, Colin répond avec humour qu’étant celui qui le portait, il n’avait pas à le voir ! S’il a eu pendant longtemps du mal à l’apprécier, il le découvre désormais sous un œil nouveau : les couleurs chatoyantes attirent en effet énormément les enfants, qui l’apprécient donc beaucoup. Il nous révèle également qu’il en possède toujours un chez lui : quatre identiques existaient en effet, dont un qu’il conservait chez lui au cas où un voleur mal avisé serait allé voler les restants dans les vestiaires de la BBC. Ce n’était a priori pas inhabituel, quelques Daleks ont ainsi inexplicablement disparus des plateaux…

Si on lui avait demandé son avis à l’époque, il aurait néanmoins voulu un costume plutôt proche de celui de Christopher Eccleston. En effet selon lui, le Docteur est censé être assez sage pour savoir qu’il faut parfois se fondre dans la foule, une chose rendue virtuellement impossible par son costume arc en ciel…

Plus globalement, Colin donne quelques indications sur ce qu’il préfère dans la série : amateur de «mystère», il n’est pas du tout amateur des épisodes trop explicatifs, considérant que quand quelque chose de hors du commun arrive, on ne s’interroge pas forcément sur les origines de ces bouleversements, on fait juste avec.

The Five(ish) Doctors

Colin garde une très bonne expérience de cette surprise du 50ème, et félicite la ténacité de Peter Davison qui aurait eu des difficultés à faire accepter le projet. Il note cependant que le refus de participation de Tom Baker au projet n’a jamais été justifié à l’époque, et qu’ils ne l’ont découvert qu’avec The Day of the Doctor…

Questions des fans

– Qu’iriez-vous modifier si vous aviez un TARDIS ?
Très posément, Colin a expliqué qu’il n’irait rien changer, de façon à ne pas prendre le risque de modifier son présent puisque celui ci lui convient. Il a malicieusement ajouté que c’est une leçon qu’un certain Timelord devrait accepter…

– Ses monstres préférés de la série 2005
Le cri du cœur revient aux Slitheens, nos monstres péteurs ! Mais il apprécie également énormément le Silence, qu’il trouve terrifiant autant dans son apparence que dans son concept. Pour ce qui est des anges par contre, c’est différent : pas assez effrayants à son goût. Il ajoute qu’en plus, si vous ne pouvez pas cligner des yeux face à eux, vous pouvez très bien les neutraliser en clignant un œil à la fois. «Don’t blink, just wink ! »

– Son moment préféré de la série de 2005
Le cri de bonheur d’Eccleston dans le double épisode de Moffat dans la saison 1 (The Empty Child, the Doctor Dance). « Just this once, everybody lives » devrait être ce qu’est Doctor Who selon lui, même s’il comprend bien qu’on ne peut faire d’aventure crédible sans une dose nécessaire de drame et de mort.

– Écrira t-il de nouvelles histoires pour Big Finish ?
Peu le savent en effet mais Colin a écrit pour Big Finish ! (The wing of a Butterfly). Même s’il a apprécié l’expérience, il avoue aimer écrire, et moins toutes les préparations en amont. Il a cependant publié un nouvelles d’histoires courtes, Gallimaufry (dont les quelques exemplaires présents sur son stand se sont vite écoulés…)

La Conclusion

Hélas, la demi-heure s’achève vite, et déjà Colin doit s’en aller pour laisser place à David Warner : c’est l’occasion pour lui de parler de l’influence de cet acteur sur sa propre carrière (il l’a rencontré en 1963-34 pour la première fois et considère que ça a été un des plus grands moments de sa carrière). Toujours drôle et modeste, c’est sur ces louanges destinés à une figure importante de sa vie d’acteur qu’il s’en va, et sur une dernière petite blague lancée à destination des fans de David « too good looking » Tennant, avec qui Warner a joué dans une aventure audio Big Finish (Sympathy for the Devil)

Amane Matuso
Correspondante Gallifrance Lille

 

Malgré le fait que la conférence de David Warner ait été juste après, nous n’avons pu y assister. Mais une heure plus tard nous sommes allés à sa rencontre sur son stand ou Marie a fait dédicacer le Unbound : Sympathy for the Devil ou il y incarne un troisième docteur alternatif qui n’a pas rejoint UNIT. Nous avons un peu discuté avec lui, et il n’a pas pu s’empêcher de nous faire remarquer que David Tennant était également présent dans cette aventure audio, quelques années avant qu’il ne devienne le Docteur. Puis nous avons fait un dernier passage sur le stand de Colin Baker avant de quitter la convention et de rentrer chez nous. Dans l’ensemble la Antwerp Convention fait partie des meilleures conventions que j’ai faite, et je la conseille à tous ceux qui souhaiteraient faire une convention en Belgique, cependant il vous faut connaître un minimum l’anglais, en raison de la présence de nombreux flamand et anglais. Mais rassurez vous, vous y trouverez aussi de nombreux francophones.

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